Qui sont les supporters qui ont sifflé Zlatan Ibrahimovic et le PSG contre Nancy?

Antoine Maes

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L'attaquant du PSG Zlatan Ibrahimovic contre Nancy, le 9 mars 2013, au Parc des Princes.
L'attaquant du PSG Zlatan Ibrahimovic contre Nancy, le 9 mars 2013, au Parc des Princes. — AFP PHOTO / THOMAS COEX

S’en prendre à son équipe alors qu’elle est leader de la Ligue 1, est-ce bien raisonnable? C’est pourtant bien ce qui est arrivé au PSG, samedi, lors de la poussive victoire contre Nancy (2-1). Une réaction du public du Parc des Princes qui a suscité une déclaration fracassante de Zlatan Ibrahimovic après la rencontre: «C’est bizarre, parce qu’avant, ils n’avaient rien».

Zlatan: «Le problème c’est pas qu’il est moins bon, c’est qu’on a l’impression qu’il a moins envie» 

Sur le terrain, c’était souvent vrai, mais dans les tribunes beaucoup plus rarement. «Sa phrase est mal passée, assure Bruno, abonné du Parc à 400 euros la saison qui a sifflé son équipe ce week-end. C’est facile de dire qu’il ne se passait rien avant, mais regarde le match que tu fais! Le problème, c’est pas qu’il est moins bon, c’est qu’on a l’impression qu’il est moins bon parce qu’il a moins envie.» Et si ce n’est pas le cas pour lui, beaucoup estiment que le fait de payer (cher) sa place doit leur garantir un minimum de spectacle. 

«Doit-on chanter pour pouvoir siffler légitimement?» 

D’ailleurs, Bruno assure avoir sifflé le Suédois «au même titre que je sifflais Bernard Mendy quand il centrait n’importe comment». Mais d’autres plus anciens que lui ont tout de mal un peu de mal à saisir la démarche. «Même du temps des kops, dans la même situation, ça sifflait. Celui qui dit le contraire est un mytho», enchaîne Louis, abonné depuis onze ans. Pour lui, le débat est ailleurs: «doit-on chanter pour pouvoir siffler légitimement?». S’il «n’est pas du genre à siffler», il est tout de même encore en froid avec son club: «Je ne me lève plus à l'entrée des joueurs. Il y a trop d'années où on a été déçus. Je me remettrai debout le jour où on sera champion.» Il n’a jamais été aussi proche de lever ses fesses.