Martin Fourcade: «Etre le roi des championnats»

BIATHLON Vainqueur du titre de l'individuel, le français veut désormais terminer en beauté ses championnats du monde...

Propos recueillis par Romain Scotto

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Le biathlète français, Martin Fourcade, lors de sa victoire aux championnats du monde de Nove Mesto, en République tchèque, sur l'épreuve du 20km, le 14 février 2013.
Le biathlète français, Martin Fourcade, lors de sa victoire aux championnats du monde de Nove Mesto, en République tchèque, sur l'épreuve du 20km, le 14 février 2013. — REUTERS

Avec trois médailles d’argent en trois courses, Martin Fourcade attendant l’or avec une légère impatience. Mais en l’absence d’Emil Svendsen, malade, le leader du classement de la Coupe du monde a rappelé à tout le monde qui était le patron de la discipline en s'imposant sur l'individuel. Avec ce titre, ses Mondiaux sont déjà réussis…

Comment avez-vous abordé cette course, après trois médailles d’argent?      

Je voulais vraiment faire fort sur cette course, aller chercher la médaille d’or qui manquait sur ces championnats. Je savais que ça allait être une course difficile. Je me suis mis  beaucoup de pression pour aller la chercher. C’est un grand bonheur. Je m’interdisais la médaille d’argent. C’était un bon moyen de remporter l’or. Et je suis bien content d’avoir répondu à cette pression.

Votre faute au tir a relancé la fin de course. Quand avez-vous su que vous aviez gagné?

Avec cette petite erreur j’ai dû attendre le passage de tous les concurrents pour savoir que j’avais gagné. C’était assez insoutenable à vivre. Mais c’est ce qui fait qu’on exulte encore plus quand on sait qu’on a gagné.

L’absence de Svendsen a-t-elle vraiment changé la donne?

Non je ne pense pas. Je fais une super course aujourd’hui. Je n’y ai pas pensé. Médiatiquement ça aurait été bien qu’il soit là mais en tout cas ça n’enlève rien à mon plaisir et ma victoire. C’est sûr que c’était une bonne occasion de le battre. Il reste la Mass start. Il y a une bataille pour être le roi du championnat. Mais moi je suis déjà satisfait, j’ai pris une bonne avance au classement général de la Coupe du monde.

Globalement, l’objectif de vos Mondiaux est-il atteint?

L’objectif est plus que rempli. Moi je suis très heureux. Je vais essayer de continuer à me faire plaisir jusqu’à la fin du championnat. Et si possible jouer le titre sur le relais (samedi). J’y tiens beaucoup.

Les athlètes des sports d’hiver français accumulent les médailles cette semaine. Vous n’oubliez pas que les Jeux ont lieu l’année prochaine?

Non, je crois que le meilleur moyen d’aborder un événement est de le faire en tant que favori. Ces médailles vont faire du bien à tout le monde. C‘est sûr qu’on aura la pression. Mais on se la met tout seul. Donc il n’y a pas de souci par rapport à ça.