France-Allemagne: Deschamps mise sur l'attaque

FOOTBALL Face à l'Allemagne, le sélectionneur des Bleus devrait aligner quatre joueurs offensifs pour préparer la rencontre face à l’Espagne..

Bertrand Volpilhac

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Bafétimbi Gomis et Mathieu Valbuena lors de la victoire de l'équipe de France en Italie en novembre 2012.
Bafétimbi Gomis et Mathieu Valbuena lors de la victoire de l'équipe de France en Italie en novembre 2012. — OLIVIER MORIN / AFP

L’Allemagne, c’est déjà un peu l’Espagne. Pas géographiquement, certes, mais dans le concert footballistique des nations, quasiment. Dans un mois, les Bleus de Didier Deschamps affronteront les champions du monde et d’Europe en titre pour la place directement qualificative vers le Brésil 2014. Et cette fois-ci, si elle veut avoir une chance de terminer première de sa poule, la France ne pourra pas se satisfaire d’un nul, comme à Madrid en octobre dernier (1-1). Alors autant s’y préparer face à une équipe qui lui ressemble beaucoup et que les Bleus ont la chance d’affronter mercredi au Stade de France (21h).

Trois milieux offensifs derrière l’attaquant?

Dans cette optique, Didier Deschamps pourrait débuter avec une équipe portée vers l’avant et trois milieux offensifs en soutien de l’attaquant, à la place des classiques trois relayeurs et trois attaquants. De la même manière qu’il avait considérablement gêné l’Espagne en fin de rencontre à l’automne dernier. Ce n’est pas forcément l’idéal face à une équipe qui tient beaucoup le ballon, puisque cela affaiblit physiquement le milieu de terrain, mais «ça donne l’avantage d’avoir une présence offensive dans l’axe avec un joueur sous l’attaquant», explique Didier Deschamps.

Mathieu Valbuena, brillant face à l’Italie en novembre (2-1), pourrait remplir ce rôle, aux côtés de Franck Ribéry à gauche et Jérémy Ménez (ou Moussa Sissoko) à droite. «Ça peut créer des problèmes à l’adversaire, poursuit Deschamps. Ça avait été le cas contre l’Espagne, mais c’est une question de rapport de force et il faut aussi tenir compte de ce qu’on a en face de nous.» Sous-entendu, c’est bien beau d’empiler les joueurs offensifs, mais il faut aussi défendre. «Cela demande plus de travail défensif aux ailiers», acquiesce-t-il. Ainsi qu’au seul milieu récupérateur de métier qui reste en place. Allez, bon courage, Blaise Matuidi.