Teddy Riner: «Je veux jouer dans un film d'action à la Jason Statham»
INTERVIEW•Avant le tournoi de Paris, les 9 et 10 février prochains, le champion olympique évoque son retour à la compétition. Et ses projets en dehors du judo...Propos recueillis par Romain Scotto
Il faut plus qu’un titre olympique pour changer Teddy Riner. Le colosse français, qui retrouvera les tatamis en compétition lors du prochain tournoi de Paris, assure qu’il n’a rien perdu de sa soif de victoire. Ni de sa verve quand il s’agit de parler de ses projets d’avenir...
Comment abordez-vous votre retour à la compétition à Paris, le 10 novembre?
Les jeux Olympiques sont derrière. Je repars de l’avant avec ce Grand Chelem de Paris pour jauger mon niveau, prendre les meilleurs et me préparer en vue des championnats d’Europe et du monde. Et à plus long terme, les Jeux de 2016.
Un nouveau lourd japonais, Ryu Shichinohe, sera présent. Etes-vous impatient de le croiser?
Chaque année, il y a un nouveau Japonais. Je ne suis pas inquiet par personne parce que je n‘ai peur de personne. S’il y a moyen, je le prendrai et on verra ce qu’il a dans les pattes. J’aime bien les Japonais en général. C’est un défi en plus, de la recherche d’information en plus.
En 2013, Teddy Riner a-t-il changé?
En 2012, c’était Teddy conquérant qui ne vivait que pour une chose. Maintenant, c’est un Teddy qui a eu ce qu’il voulait. J’ai effacé mon ardoise. Je veux maintenant aller jusqu’en 2016 pour engranger encore plus de médailles. J’ai changé parce que j’appends de jour en jour, je deviens un homme. Mais j’ai toujours aussi faim. J’ai envie de mettre des ippons. J’ai envie de me faire encore plus plaisir qu’avant et en même temps j’ai moins de pression puisque j’ai tout gagné.
Avec deux nouveaux coachs, (Stéphane Frémont et Franck Chambily), votre quotidien a-t-il changé?
On dit nouveaux coachs, mais en réalité, Stéphane et Franck étaient mes premiers entraîneurs en équipe de France. Quand j’ai été champion du monde pour la première fois en 2007, c’était Franck sur la chaise. J’ai déjà bossé avec eux. Après une olympiade de quatre ans, c’est bien de repartir sur de nouvelles bases. Ça me convient parfaitement.
Quelles propositions extra sportives avez-vous reçu après votre titre olympique?
J’ai eu beaucoup de projets de films. Quatre ou cinq. Un aux Etats-Unis et plusieurs en France. Il y a beaucoup de choses que je n’ai pas pu honorer parce que j’étais en vacances. Mais pour l’instant je suis un sportif. J’attends un bon rôle qui me conviendra bien. Pas un rôle où je me cantonne à rester derrière une porte dans un costume. Ou à frapper sur quelqu’un. Je veux jouer dans un film d’action à la Jason Statham. Sinon, j’ai signé de nouveaux partenariats. Il y en a encore dans les tuyaux. On ne vit pas d’amour et d’eau fraîche. Heureusement qu’il y a des partenariats. Une carrière de sportif est très courte. Il faut mettre de côté.
Vous allez aussi faire votre entrée au musée Grévin le 11 février...
Ça me fait très plaisir. C’était un but que je m’étais fixé mais j’attendais qu’on me le propose. Le jour où on l’a fait j’étais très honoré. C’est une super fierté, c ’est comme une médaille. J’ai dit tout de suite oui.
Et avez-vous perdu les 20 kilos pris cet été?
Pratiquement. Il me reste trois kilos à perdre. Mais qu’est ce qu’ils sont durs à perdre…


















