Mondial de hand: Les Bleus n'ont perdu personne en route

HANDBALL L'équipe de France a pu compter sur ses seconds couteaux pour venir à bout de l'Argentine (35-23)...

Julien Laloye

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Jérôme Fernandez aux prises avec un défenseur argentin, le 16 janvier 2013 à Granollers.
Jérôme Fernandez aux prises avec un défenseur argentin, le 16 janvier 2013 à Granollers. — M.Fernandez/AP

De notre envoyé spécial à Granollers (Espagne)

Claude Onesta avait prévenu qu’il n’entendait «pas faire de social» jusqu’à la fin du mondial. L’entraîneur de l’équipe de France n’en aura pas besoin. Après la purge face au Brésil, les Bleus ont remis les choses dans l’ordre face à l’Argentine mercredi soir (35-23). Une bonne défense toujours, et un jeu délié en attaque, enfin, au moins pendant une mi-temps (19-6). «Je n’étais pas spécialement inquiet sur la réaction qu’on allait avoir ce soir. On a toujours, quand on est coach, l’aspiration que les jeunes à qui vous vous adressez prennent conscience des problèmes avant qu’ils n’arrivent. Mais en général il faut attendre qu’ils se posent, comme face au Brésil…» s’est réjoui le sélectionneur, l’air de celui qui a tout vu venir.

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Surtout, Onesta sait qu’il ne sera pas contraint de laisser du monde au bord de la route alors que les choses sérieuses s’annoncent. Grégoire Detrez, en perdition depuis six jours, a tenu la baraque au poste de pivot pendant que Sorhaindo soignait sa petite entorse de la cheville sur le banc. William Accambray a compensé ses échecs au tir (2/5) par une grosse activité, et Xavier Barachet s’est enfin réveillé en attaque (3 buts). Le joueur de l’Atletico Madrid savait qu’il avait le couteau sous la gorge après une entame de compétition tout à fait oubliable: «Ca arrive de passer au travers…Contre la Tunisie j’avais quand même marqué quatre buts. Mais c’est vrai que j’avais envie de remettre du sérieux aujourd’hui.»

«Certains risquaient de rater le bon wagon»

Le rappel à l’ordre gentillet du staff, qui avait réuni tous les joueurs dans le rond central lors de l’entraînement du jour pour leur tirer les oreilles, a donc porté ses fruits. «Mon rôle c’était de leur faire comprendre qu’il fallait s’y mettre maintenant parce qu’après ce serait trop tard. Je leur ai dit que certains d’entre eux prenaient le risque de rater le bon wagon et de regarder la suite à distance. Là on voit que chacun prend part à l’aventure.» Aventure qui va vraiment commencer avec le choc à Barcelone face à l’Allemagne vendredi, même si le danger n’est plus aussi grand qu’il y a quelques années. La première place du groupe sera en jeu.