Le LOU à la botte de Julien Dumora

Stéphane Marteau

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Forfait la semaine dernière à Aix, Julien Dumora (à g.) devrait effectuer son retour à Auch.
Forfait la semaine dernière à Aix, Julien Dumora (à g.) devrait effectuer son retour à Auch. — C. VILLEMAIN/20 MINUTES

Il a inscrit plus de 40 % des points de son équipe (91 sur 219) depuis le coup d'envoi du championnat de Pro D2. Et essentiellement par la grâce de son coup de pied (24 pénalités et 7 transformations). C'est notamment pour ses qualités de buteur que Julien Dumora (24 ans) a été recruté par le LOU durant l'intersaison. Des qualités qu'il n'a pas vraiment pu exprimer la saison dernière au RC Toulon, où il fut barré par le duo Wilkinson-Giteau. « Mais j'en retire du positif, assure ce demi d'ouverture d'origine béarnaise. J'ai eu l'opportunité de jouer en début de saison (5 matchs de Top 14), de me frotter à ce qui se fait de mieux et de voir ce qu'il faut faire pour parvenir à ce niveau et pour y rester. Même si le reste de l'année fut long, j'ai mûri dans mon jeu au contact de Johnny Wilkinson. »

Un poste à responsabilité
Désireux de s'installer au poste d'ouvreur, Julien Dumora a repoussé l'été dernier les sollicitations du promu grenoblois – « car il souhaitait m'utiliser à l'arrière » – et a privilégié le projet lyonnais. « Je ne regrette pas mon choix au regard des ambitions du LOU, de son effectif et de ses infrastructures », affirme l'ancien joueur de la Section Paloise, plutôt satisfait de son début de saison. « J'ai du temps de jeu, c'est ce que je recherchais. Maintenant, il y a encore des choses à améliorer. Il faut notamment que je gagne en régularité », avance celui qui a manqué la pénalité de la gagne, à Brive (19-19), lors de la 3e journée. « La responsabilité de buter est quelque chose de compliquer à gérer, reconnaît-il. Il ne faut pas se focaliser sur l'échec afin de ne pas tomber dans une spirale négative car ensuite c'est difficile de se remettre dans le match. Donner le pied à quelqu'un d'autre est la solution de facilité. Il faut essayer de ne pas se prendre la tête, de vite passer à autre chose et de se focaliser sur des points positifs », ajoute Julien Dumora, qui s'astreint après chaque entraînement à une longue séance devant les poteaux. « Entre 1 h et 1 h 30, souligne-t-il. Mais si ça se passe bien, je tape moins. »