Maxwell et le PSG refusent de déclarer la guerre du clasico

FOOTBALL Le défenseur brésilien ne veut pas trop se projeter au rendez-vous du 7 octobre contre Marseille...

Alexandre Pedro

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Le défenseur du PSG à la lutte avec un joueur du Dynamo Kiev, Maxwell, le 18 septembre 2012 à Paris.
Le défenseur du PSG à la lutte avec un joueur du Dynamo Kiev, Maxwell, le 18 septembre 2012 à Paris. — Nivière / SIPA

A 31 ans, Maxwell connaît trop bien son métier et les obligations médiatiques qui vont avec. Préposé à la conférence de presse hebdomadaire du PSG, le Brésilien en a lâché le moins possible. Mais avec application et professionnalisme. De la bonne communication d’entreprise si vous préférez.  Au bout de trois questions, plus besoin du traducteur pour comprendre qu’avant le choc du 7 octobre à Marseille, est programmée samedi la réception de Sochaux. «Un match qui vaut lui aussi trois points», rappelle-t-il, si jamais ce détail avait échappé à quelqu’un.  

Le PSG évolue peut-être dans une autre dimension, mais il faut perpétuer l’idée d’une Ligue 1 où aucun match n’est gagné d’avance. Même contre le 14e du championnat, même avec Zlatan Ibrahimovic et sa ration d’un but toutes les 75 minutes. «Il n'y a pas d'équipe invincible, jure Maxwell. Cela n'existe pas dans le football. Personne au PSG ne fait tellement attention à ce genre de commentaires.»

«Récupérer les points perdus»

En bon ancien employé du FC Barcelone et l’AC Milan, le latéral gauche connaît le poids et le sens des mots; surtout à une semaine du match le plus attendu de ce début de saison. Inutile de compter sur lui pour allumer la première mèche. «Marseille est sur une grosse série. Il faut reconnaître que s'ils en sont là (six victoires en six matchs, ndlr), c'est sûrement parce que c'est une bonne équipe.»

Derrière cette prudence convenue, le plan média du club parisien perce déjà. Plutôt qu’une question d’orgueil, le rendez-vous marseillais est d’abord vu comme l’occasion de combler ce débours de six points, conséquence d’un mois d’août diesel. «L'objectif est simple: il faut récupérer les points perdus en début de championnat et améliorer notre classement». Le défenseur a bien commencé à glisser le message dans les têtes. Le temps des petites phrases et des déclarations fielleuses appartient à l’époque révolue des tacles décollés d’Eric Di Meco et de la moustache d’Arthur Jorge. On s’en doutait un peu.