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Une étude contestée sur la surmortalité liée au Covid-19 finalement retirée

Une étude contestée sur la surmortalité liée au Covid-19 finalement dépubliée

polémique scientifiqueUne étude sur le Covid-19, parue en 2024 dans la revue scientifique « BMJ Public Health », est accusée de donner le flanc à des thèses vaccinosceptiques
20 Minutes avec AFP

20 Minutes avec AFP

Une étude parue en 2024 sur la surmortalité pendant le Covid-19 vient de connaître un désaveu. Critiquée pour donner le flanc à des thèses vaccinosceptiques, elle a finalement été retirée, a annoncé mercredi l’éditeur de la revue où elle avait été publiée.

Parue dans la revue BMJ Public Health, cette étude a été dépubliée car elle témoignait « de désinformation sur les causes possibles de la surmortalité » et n’était basée que « sur une quantité limitée de travail original », a expliqué dans un communiqué le groupe BMJ. BMJ Public Health est un journal spécialisé en santé publique. Il est distinct du prestigieux British Medical Journal, l’une des plus grandes revues médicales, qui a le même éditeur.

Une étude très citée par les vaccinosceptiques

En 2024, le BMJ Public Health avait publié une étude qui avançait que, dans plusieurs régions du monde, la surmortalité était restée anormalement élevée au cours des années suivant le pic de la crise du Covid-19. Cette étude avait été citée par de nombreuses publications vaccinosceptiques en ligne, qui affirmaient qu’elle faisait directement le lien entre surmortalité et vaccination contre le Covid-19. Même si l’étude n’explicitait aucun lien de la sorte, ses auteurs s’interrogeaient sur la persistance de la surmortalité « malgré la mise en œuvre de mesures de confinement et de vaccins contre le Covid-19 », appelant les décideurs politiques à publier des données plus précises qui permettraient de creuser un rôle supposé de ces deux derniers éléments.

Cette ambiguïté avait suscité de multiples critiques, l’accusant de donner le flanc à des attaques infondées contre les vaccins Covid qui ont, de manière avérée, sauvé des millions de vies depuis le début de la crise. La méthodologie employée pour calculer la surmortalité avait aussi été mise en cause.

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Le BMJ Group avait déjà annoncé qu’il enquêtait sur cette étude et le Centre d’oncologie pédiatrique princesse Máxima, auquel sont affiliés trois des quatre auteurs, avait fait de même. Au final, l’éditeur, qui avait déjà publié un avertissement appelant à la prudence sur cette étude, a décidé qu’elle devait purement et simplement être dépubliée, le niveau de désaveu le plus cinglant dans la littérature scientifique. « La décision de retrait est soutenue par deux des quatre auteurs », et par le Centre princesse Maxima, a précisé le BMJ Group.