Facebook lance une campagne pour aider ses utilisateurs à lutter contre les « fake news »

INFORMATION Des messages encourageront les utilisateurs à s’interroger sur la provenance d’un propos, de ce qu’il ne dit pas ainsi que le ressenti qu’il provoque

20 Minutes avec agence

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Facebook propose la désactivation des pubs politiques
Facebook propose la désactivation des pubs politiques — Geeko

Facebook a annoncé le lancement dans les semaines à venir d’une campagne de sensibilisation aux fake news. Le réseau social répond ainsi à ses détracteurs qui estiment que la plateforme laisse les fausses informations se propager, sans avoir de contrôle suffisant dessus. Ce programme a donc pour but d’aider les utilisateurs à repérer plus facilement un propos erroné.

Il a été mis au point en collaboration avec des spécialistes du fact-checking et sera déployé dans certains pays d’Europe, d’Afrique et du Moyen-Orient, indique l’entreprise sur son blog. Cette démarche vient compléter des mesures précédemment prises par le géant pour lutter contre la désinformation, notamment au sujet du coronavirus. Le réseau social cite par exemple ses efforts en matière de suppression des comptes et des publications ne respectant pas les règles. Il souhaite maintenant « éduquer et informer les gens sur la façon de détecter d’éventuelles infox ».

Quid des questions à se poser

Une série de publicités intitulée « Trois questions pour aider à éradiquer les fake news » a été mise en place. La campagne de communications encourage les utilisateurs à poser un regard critique sur les posts qu’ils lisent. « D’où vient l’information ? », « Qu’est-ce qui manque ? » et « Quel est mon ressenti ? », doivent se demander les internautes. Facebook conseille également de « ne pas partager si vous n’êtes pas sûr » de la véracité d’une information.

« Des nouveautés comme celles-ci nous permettent de nous assurer que les gens disposent du contexte nécessaire pour prendre des décisions informées sur ce qu’ils envoient aux autres sur Facebook », assure l’entreprise. Elle fait ici référence à une autre mesure anti-infox récemment mise en place : une alerte envoyée aux utilisateurs en cas de partage d’un contenu vieux de plus de trois mois.