Facebook bannit les deepfakes, les contenus parodiques épargnés

REGLEMENT Les photos et vidéos sciemment modifiées pour tromper les internautes seront désormais bannies sauf celles au contenu satirique ou parodique

20 Minutes avec agence

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Illustration de Facebook.
Illustration de Facebook. — LODI Franck/SIPA

Facebook a expliqué ce lundi comment il entend « réagir face à la fois aux deepfakes et aux autres contenus trafiqués ». Dans un message sur le blog de l'entreprise, Monika Bickert, vice-présidente en charge de la politique mondiale de gestion, déplore en effet l’impact que peuvent avoir certaines vidéos transformées ou certaines photos retouchées.

La responsable indique ainsi que le réseau social n’hésitera pas à supprimer les posts où figurent des images trompeuses modifiées dans le but d’induire les internautes en erreur.

Les contenus parodiques ne sont pas visés

« Cette politique ne s’applique pas au contenu satirique ou parodique ni aux vidéos dont les seules modifications consistent à modifier l’ordre des mots ou à en faire disparaître certains », précise toutefois Monika Bickert. Les modérateurs supprimeront les éléments dont les modifications « ne sont pas perceptibles par une personne lambda », « paraissent authentiques » et « peuvent laisser croire que le protagoniste d’une vidéo a prononcé des paroles qu’il n’a en fait jamais dites ».

Pour mieux lutter contre les trucages, l’entreprise a lancé en septembre dernier le Deep Fake Detection Challenge. Ce programme est destiné à favoriser le développement d’outils numériques permettant le repérage des manipulations. Il bénéficie d’une subvention de 10 millions de dollars (environ 9 millions d’euros). Les précédentes règles en matière de discours haineux, de violence ou de nudité restent par ailleurs en vigueur pour l’ensemble des vidéos, photos et fichiers audio mis en ligne sur Facebook.