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L’Association des maires de France victime d’une tentative de piratage

L’Association des maires de France va déposer plainte après une tentative de piratage

CyberattaqueUn pirate informatique affirme avoir exploité une faille du site internet de l’association permettant de récupérer des informations confidentielles contenues dans sa base de données
Hakima Bounemoura

H. B. avec AFP

C’est désormais au tour de l’Association des maires de France (AMF) d’être victime d’une cyberattaque. L’organisme qui représente et défend les intérêts des maires et des communes de France a confirmé ce vendredi une tentative de piratage de son site internet, mais qui n’a pas touché son système d’exploitation.

Selon le site spécialisé cyberattaque.org, un pirate informatique affirme avoir exploité une faille du site internet de l’association permettant en théorie de récupérer des informations confidentielles contenues dans sa base de données.

« Notre système informatique n’a pas été compromis »

Au total, les fichiers dérobés équivaudraient à « 114.000 lignes » de données concernant des élus et agents publics, comme des directeurs généraux des services ou des responsables des ressources humaines. Cette fuite permettrait notamment d’identifier qui occupe quel poste dans une mairie, soit « autant d’informations qui pourraient être utilisées pour préparer des attaques ciblées », indique le site cyberattaque.org.

Mais selon l’AMF, ce vol de données a des effets « très limités ». « Il y a eu une tentative d’attaque sur le site Internet de l’AMF et non pas sur notre système informatique qui n’est pas du tout compromis », a expliqué Eric Verlhac, directeur général de l’association.

Signalement à la Cnil et dépôt de plainte

Une partie des données ont été aspirées sur le site internet et correspondent à l’annuaire de l’association, déjà consultable en ligne. « On n’est pas du tout sur le même niveau que l’attaque qui a visé la DGFiP. Il y a des adresses mail des communes, mais ce sont des adresses mail de contact déjà publiques », rassure le directeur général de l’association, précisant qu’il n’y a « pas de numéros de téléphone ni d’adresses mail personnels ».

De plus, un certain nombre de ces données sont obsolètes et datent d’avant les élections municipales de mars. Seuls quelques fichiers correspondant à « moins de 1.000 personnes », concernent des adhérents ou des abonnés auxquels l’AMF offre un service extérieur. « Nous allons prendre contact avec ces personnes qui ne courent aucun risque direct pour qu’elles sécurisent par exemple leur mot de passe dans le cas où elles utiliseraient toujours le même mot de passe », a indiqué Eric Verlhac. L’association va faire un signalement à la Cnil et déposera plainte.

Touchée par de nombreuses fuites de données, la France figure parmi les pays les plus ciblés par des cyberattaques, en raison de l’attractivité de ses données mais aussi de certaines faiblesses de ses défenses, selon plusieurs rapports et experts.