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question du jourPourquoi vit-on plus vieux en ville qu’à la campagne ?

Pourquoi vit-on plus vieux en ville qu’à la campagne ?

question du jourUne étude de 2020 montre que l’espérance de vie des citadins est légèrement supérieure à celle des ruraux.
Une enquête de 2020 montre que l'on vit plus vieux en ville qu'à la campagne.
Une enquête de 2020 montre que l'on vit plus vieux en ville qu'à la campagne. - 4clients / Pixabay
Les Choses à savoir

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Il semble qu’on vive plus vieux en ville qu’à la campagne. C’est du moins ce qui ressort d’une enquête de 2020, dont les résultats ont été actualisés. Si l’on en croit cette étude, un homme né à la campagne vivrait, en moyenne, jusqu’à 78,8 ans, contre 80,2 ans pour un homme né en ville.

Soit un écart de 1,4 an. Pour les femmes, ces chiffres sont respectivement de 84,9 ans et de 85,7 ans. Cet écart a eu tendance à se creuser depuis une trentaine d’années, la campagne étant même le lieu de plus de 14.200 décès supplémentaires, par rapport à ceux intervenus en ville.

On observe cependant un léger resserrement entre 2019 et 2021, puisque durant cette courte période, l’écart d’espérance de vie, entre villes et campagnes, est passé de 2,2 pour les hommes et 0,9 pour les femmes à 1,4 et 0,8. L’épidémie de Covid a en effet provoqué davantage de décès dans des villes plus densément peuplées que les campagnes.

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On pourrait penser, a priori, que la ville, plus polluée, est un milieu moins sain que la campagne. C’est sans doute vrai, mais cela n’empêche pas les citadins d’être mieux soignés que les habitants des campagnes. C’est surtout cette meilleure offre de soins qui explique les différences constatées en matière d'espérance de vie.

En effet, 96 % des citadins peuvent se rendre aux urgences d’un hôpital, ou d’une clinique en moins d’une demi-heure, alors que ce n’est le cas que pour 79 % des ruraux.

Dans l’ensemble, l’accès aux soins est plus aisé en ville. La campagne, de son côté, souffre d’un déficit de soins de l’ordre de 20 %. Certains d’entre eux, comme les dialyses ou les séances de chimiothérapie, sont plus rares que d’autres à la campagne.

Par ailleurs, les médecins généralistes y sont vieillissants, puisque la moitié des praticiens ruraux a plus de 55 ans. Certains professionnels de santé, comme les infirmiers ou les kinésithérapeutes, sont aussi moins présents en milieu rural, ce qui rend plus difficile le suivi des patients atteints de maladies chroniques.

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