Espagne : Licencié après un accident du travail, il demande conseil à ChatGPT… mais n’aurait pas dû
mauvaise idée•Victime d’un accident du travail, un salarié a failli renoncer à 50.000 euros d’indemnisation après avoir suivi une réponse erronée de ChatGPT en matière juridique20 Minutes avec agence
Il faut se méfier des réponses de l’intelligence artificielle, notamment lorsqu’il est question de droit. C’est la leçon qu’a apprise à ses dépens un salarié victime d’un accident du travail. Car après avoir demandé conseil à ChatGPT, il a bien failli passer à côté de 50.000 euros d’indemnisation.
L’Espagnol avait été renversé par un chariot élévateur sur son lieu de travail, avant d’être licencié. Il s’est alors tourné vers le chatbot pour savoir s’il pouvait toujours prétendre à une indemnisation, malgré son départ. Réponse de l’IA : non, puisqu’il ne faisait désormais plus partie de la société.
Son licenciement ne change rien
Une information qui aurait pu lui coûter cher. « C’est totalement faux », assure Víctor Arpa, avocat spécialisé en droit du travail, que la victime a finalement contacté « avant de perdre totalement espoir », explique-t-il dans une publication Instagram.
Cité par le journal spécialisé Noticias Trabajo, le juriste insiste : « Le fait que vous travailliez encore actuellement dans l’entreprise n’a aucune importance. Ce qui compte, c’est ce qui s’est passé le jour de l’accident, s’il y a eu un manque de mesures de sécurité, et quelles blessures et séquelles vous avez subies. »
Une « première orientation », pas plus
Dans le cas de son client, le licenciement n’effaçait donc ni l’accident ni les éventuels dommages qui en découlaient. Le salarié a ainsi pu demander réparation aux responsables ainsi qu’à la compagnie d’assurances. Une indemnisation, dont le montant varie selon la nature des blessures, qui peut être réclamée en cas de défaillance dans les mesures de sécurité mises en place par l’entreprise. Dans cette affaire, l’homme a donc finalement obtenu 50.000 euros.
Víctor Arpa ne rejette pas pour autant l’utilisation de ChatGPT. Selon lui, l’outil peut servir de « première orientation ». Mais pour des affaires aussi sensibles, où plusieurs milliers d’euros peuvent être en jeu, une « réponse générique » ne suffit pas.



















