Localisation de la veine, garrot, prélèvement… Ce robot a été conçu pour faire les prises de sang tout seul
innovation•Pour lutter contre la pénurie de personnel médical, les autorités américaines viennent d’approuver l’utilisation d’un robot capable de réaliser des prises de sang de manière autonome20 Minutes avec agence
La prise de sang fait partie des gestes les plus courants dans un parcours de soins médicaux. Dans un futur proche, elle pourrait être effectuée par un robot. L’entreprise néerlandaise Vitestro a en effet conçu Aletta, un robot capable de s’occuper de ce type de prélèvement en toute autonomie. La Food and Drug Administration (FDA), l’agence américaine chargée de la santé publique, vient d’approuver son utilisation, rapporte BFM Tech ce jeudi
Another great Robots in healthcare usecase.
— Rohan Paul (@rohanpaul_ai) March 29, 2026
Aletta is a robot that fully automates blood draws.
The patient sits down; the robot uses ultrasound to find a vein, helps position the arm, collects the sample, and applies a bandage—fully automatedpic.twitter.com/J30hdzZZTf
Il faut dire que le besoin pour ce type de robots est réel aux États-Unis, puisque le pays souffre d’un manque de phlébotomistes, les professionnels de santé spécialisés dans le prélèvement sanguin. Avec Aletta, la société spécialisée dans la robotique médicale, entend apporter une solution efficace et sûre à ces « pénuries de personnel », comme elle l’explique sur son site.
Automatisation du début à la fin
Le robot gère l’ensemble de la procédure. Il commence par aider le patient à bien positionner son bras. Puis, en utilisant l’infrarouge et l’échographie Doppler, il localise précisément une veine. De là, la machine vient poser le garrot, préparer la peau et insérer l’aiguille pour réaliser le prélèvement. Elle est même conçue pour gérer les tubes et mettre en place le pansement.
Différentes sécurités sont prévues. Elles reposent pour beaucoup sur la présence de capteurs donnant l’alerte si certaines situations se produisent. Le robot retire automatiquement l’aiguille et interrompt le prélèvement en cas de patient qui bouge trop par exemple. Reste que, même s’il peut fonctionner sans intervention humaine, Aletta est prévu pour être supervisé par un phlébotomiste. C’est lui, ou le patient, qui est notamment censé appuyer sur le bouton pour démarrer le prélèvement. Il devra par ailleurs vérifier les tubes. L’avantage mis en avant par les créateurs de la machine est qu’un seul spécialiste est nécessaire pour trois robots.



















