Navigateur Web : La start-up d’IA Perplexity propose des milliards de dollars pour acheter Chrome
offre•Jugé coupable d’abus de position dominante dans la recherche en ligne, Google pourrait se voir contraint de vendre son navigateur sur Internet20 Minutes avec AFP
Perplexity AI ouvre très grand son portefeuille pour tenter de convaincre Google. Spécialisée dans la recherche en ligne, la start-up d’intelligence artificielle (IA) a proposé mardi de racheter pour 34,5 milliards de dollars le navigateur Chrome, dont l’avenir est menacé par la condamnation pour abus de position dominante du géant d’internet.
La start-up a confirmé avoir envoyé une lettre d’intention à Google. L’information a d’abord été révélée par le Wall Street Journal.
David veut une partie de Goliath
D’après le quotidien économique, Perplexity vaut environ 18 milliards de dollars, un peu plus de la moitié de l’offre faite au groupe californien. Mais un porte-parole de l’entreprise a assuré que plusieurs grands fonds d’investissement veulent participer au financement de cette acquisition, et que la direction n’était pas inquiète quant à sa capacité à réunir la somme avancée.
Perplexity combine un assistant IA et un moteur de recherche pour trouver des informations sur le Web, comme Google, et fournir des réponses aux questions des utilisateurs, comme ChatGPT.
La peine de Google bientôt connue
Dans sa lettre, la start-up s’engage à investir substantiellement dans le navigateur, à faire des offres aux employés clefs de Chrome, et surtout à ne jamais changer « subrepticement » le moteur de recherche par défaut, c’est-à-dire Google.
Notre dossier High-TechGoogle a été jugé coupable à l’été 2024 de pratiques illégales pour établir et maintenir son monopole dans la recherche en ligne. Sa peine n’a pas encore été prononcée, mais elle est attendue ce mois-ci. Le ministère américain de la Justice a notamment demandé au juge d’ordonner à Google de vendre son navigateur Chrome, une mesure qui pourrait transformer Internet. Dans sa lettre, Perplexity affirme que son offre de rachat a été conçue « pour répondre aux exigences du droit de la concurrence, dans l’intérêt du public, en confiant le navigateur à un opérateur indépendant et compétent. »



















