Pourquoi dire « Bonjour » ou « Merci » à ChatGPT est une catastrophe pour la planète
énergie•Les bonnes manières numériques coûtent plusieurs millions de dollars à Open AI, concepteur de l’outil conversationnel ChatGPT, en termes d'électricité et d’eau20 Minutes avec agence
Chaque requête effectuée auprès de ChatGPT exige une puissance de calcul et le recours massif à des ressources énergétiques. Selon l’Agence internationale de l’énergie, une demande envoyée à l’outil d’intelligence artificielle mobiliserait ainsi dix fois plus d’électricité qu’une recherche sur Google, pointe Le Figaro. Les « bonjour », « au revoir », « merci », sont donc autant de requêtes qui ont un coût pour Open AI, l’entreprise qui a développé l’outil conversationnel. C’est ce qu’a confirmé son patron Sam Altman sur X.
Le PDG de l’entreprise américaine a en effet été interrogé par une internaute sur la perte d’argent occasionnée par les gens qui se montrent trop polis envers ses modèles. Le responsable a livré une réponse chiffrée, non sans une pointe d’ironie : « Des dizaines de millions de dollars bien dépensés – on ne sait jamais ». Une manière pour Sam Altman de préciser qu’il vaut mieux apprendre à l’IA la politesse, au risque sinon de la pousser à se retourner contre les humains.
Un impact comparable à celui de milliers de foyers
Le coût énergétique de ChatGPT est conséquent, tant en matière d'eau que d’électricité. « On estime que le nombre de requêtes quotidiennes formulées sur cette plateforme correspond à la consommation électrique journalière de 33.000 foyers américains », expliquait le professeur Dejan Glavas dans Le Figaro en mars 2024. L’enseignant indiquait alors : « On émet soixante fois plus de carbone en opérant une requête sur ChatGPT que sur Google ». Or, la tendance penche plutôt pour des recherches via des chatbots, les internautes jugeant leurs réponses plus rapides et plus précises.
Selon une étude du groupe de médias britannique Future relayée par Phonandroid, 70 % des internautes préfèrent être polis quand ils interagissent avec une IA. 12 % de ces utilisateurs le sont car ils craignent que, dans le cas contraire, ils puissent conditionner l’IA à se soulever. Une crainte qui rappelle le trait d’humour de Sam Altman sur X.



















