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Un escroc crée des chansons grâce à l’IA pour empocher les droits d’auteur

Un fraudeur crée des milliers de chansons grâce à l’IA, il escroque 10 millions de dollars de droits d’auteur

trop gourmandUn Américain a fait appel à l’intelligence artificielle pour créer des chansons et empocher des millions de dollars de royalties
20 Minutes avec agence

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L’IA, nouveau cauchemar de l’industrie musicale ? Alors que certains artistes s’inquiètent de découvrir leur voix sur des morceaux qu’ils n’ont en réalité jamais chantés, les plateformes de streaming doivent quant à elle lutter contre les titres composés sans aucune intervention humaine. Un fléau qui peut parfois mener à de vastes affaires d’escroquerie, comme le révèle un communiqué de presse publié début septembre par les juges du Tribunal fédéral de l’État de New York, et relayé par Franceinfo.

Répartir la fraude à grande échelle

Ce communiqué liste les chefs d’accusations portés contre Michael Smith, un homme de 52 ans originaire de Caroline du Nord. Selon la justice américaine, il est soupçonné d’avoir frauduleusement récolté plus de dix millions de dollars de droits d’auteur entre 2017 et 2024, en trompant plusieurs plateformes musicales majeures telles qu’Amazon Music, Apple Music, Spotify et YouTube Music.

Michael Smith avait pour objectif d’exploiter les redevances versées par les plateformes musicales aux artistes lorsque leurs titres sont écoutés massivement. Il savait qu’il ne pouvait pas se contenter d’imaginer un seul hit. « Nous devons obtenir une TONNE de chansons rapidement pour que cela fonctionne en contournant les politiques anti-fraude que ces types utilisent tous actuellement », a-t-il écrit par mail à deux de ses complices.

Jusqu’à 60 ans de prison

Le quinquagénaire a donc établi un plan en deux étapes : d’un côté, il a demandé à un prestataire de créer des milliers de faux profils d’utilisateurs. De l’autre, il a sollicité les services d’une entreprise spécialisée dans la musique générée par IA de lui envoyer des milliers de morceaux chaque semaine. Lorsqu’il les recevait, il choisissait des titres bidon à l’aide d’un algorithme, avant de les publier. Zygosporic, Calms Scorching, Calypso Xored… Le résultat, plus que douteux, aurait pu suffire à lui seul à éveiller les soupçons des plateformes.

Les faux comptes écoutaient ensuite machinalement les titres postés en utilisant un VPN, pour faire croire que le succès du titre était un phénomène mondial et ainsi espérer passer sous les radars des équipes anti-fraude. Selon la justice américaine, ce stratagème aurait culminé à 661.440 écoutes quotidiennes, ce qui rapportait à Michael Smith environ 1.825 dollars chaque jour. Le communiqué ne précise pas comment l’arnaqueur a finalement été interpellé, mais il insiste sur les conséquences. Bientôt jugé pour fraude électronique, complot de fraude électronique et blanchiment d’argent, il risque jusqu’à 60 ans de prison.