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Pic de chaleur : Comment choisir un ventilateur efficace (et pas trop cher) ?
CHAUD DEVANT !•« 20 Minutes » vous donne les astuces pour vous équiper d’un ventilateur sans vous tromperChristophe Séfrin
L'essentiel
- En attendant la nouvelle vague de chaleur prévue dans les prochains jours, il n’est pas trop tard pour s’équiper d’un ventilateur.
- Mais attention en cédant à l’attrait des petits prix : vous pourriez investir dans un appareil extrêmement décevant.
- Quelques critères, comme le volume d’air ventilé, le niveau sonore et le type même de ventilateur sont impérativement à prendre en compte avant l’achat.
Alerte ! Une nouvelle vague de chaleur est annoncée, avec des températures dépassant les normales de saison. Acheter un ventilateur pour tenter de rafraîchir l’air au bureau, au salon ou dans la chambre à coucher ? Oui ! Efficaces et plutôt économiques, ces appareils se révèlent très pratiques en cas de pics de températures. Face à l’offre pléthorique de modèles en magasin, 20 Minutes vous explique comment bien choisir le vôtre.
Température réelle et… ressentie
Du vent ! Le principe du ventilateur est simple : créer un flux d’air en le brassant à une vitesse plus ou moins élevée. Contrairement au climatiseur qui le rafraîchit (et l’assèche), le ventilateur, lui, abaisse la sensation de température. C’est donc la température ressentie qui évolue. Le ventilateur est aussi plus « écologique » : il n’utilise pas de fluide frigorifique et sa consommation électrique est bien moindre : de 2 à 32 watts pour un ventilateur, contre 100 à 2.000 watts pour un climatiseur, selon Duux, spécialiste du traitement de l’air. L’Agence de la transition écologique (Ademe) évoque même une consommation électrique vingt fois moindre pour les ventilateurs ! Mais tous ne se ressemblent pas, tant s’en faut. Voici les cinq critères à prendre en compte au moment de l’achat.
À poser, sur pied, ou colonne : question d’usage et d’esthétique
Les ventilateurs à poser ou sur pied sont les modèles classiques qui disposent de pales de ventilation, protégées par une grille de protection.
De leur côté, les ventilateurs colonne (ou « tour ») n’ont pas de pales apparentes et sont ainsi plus design, comme le Dyson Cool, le Philips Air Performer série 7.000 (qui fait aussi office de purificateur d’air), ou le Rowenta Eclipse 3-en-1 (qui ajoute le chauffage à ses services).
Dans leur socle est présente une turbine qui crée un flux d’air, flux dont l’intensité est ensuite multipliée lors de son passage dans le manchon d’extraction. Il est reconnu que ces ventilateurs sans pale multiplient globalement par au moins dix la puissance du flux d’air. Ils sont aussi réputés pour être moins bruyants que les ventilateurs à poser ou sur pied (surtout à faible vitesse de ventilation).
Le débit d’air : à adapter selon votre pièce
Exprimé en m3/h, il détermine la capacité de l’appareil à ventiler les volumes d’air plus ou moins importants sur un temps donné. Ventilateur à pales ou colonne, ce débit peut varier de quelques centaines de m3/h à plusieurs milliers.
Il est ainsi considéré comme faible en dessous de 700 m3/h, standard entre 700 et 3.000 m3/h, et très élevée au-dessus de 3.000 m3/h. À l’usage, ce débit varie évidemment en fonction de la vitesse de ventilation appliquée, qui, selon les appareils peut varier sur plusieurs niveaux. On en compte trois au minimum.
Attention, plus la vitesse de ventilation est grande, plus le niveau sonore du ventilateur augmente. La plupart des ventilateurs disposent d’un système de rotation qui leur permet de ventiler une pièce tout entière en répartissant de façon homogène l’air brassé. Il est généralement horizontal, mais peut aussi être vertical.
Le niveau sonore : pensez à la ventilation nocturne
Exprimé en dB (A), il indique si un ventilateur est plus ou moins silencieux ou bruyant. C’est un critère extrêmement important à vérifier avant l’achat. De 3 db (A) à plus de 50 dB (A) –soit le bruit d’un lave-linge–, ce niveau peut très vite devenir inconfortable. Et là, aucune règle en la matière : il faut vérifier la fiche produit de l’appareil avant d’acheter !
Ainsi peut-on trouver au même tarif (99 euros) le ventilateur sur pied Duux DXCF60 particulièrement silencieux (13 dB), et le Rowenta YY5394FH qui l’est moins (55 dB). Evidemment, le volume, d’air déplacé cette fois, n’est pas le même : 1.300m3/h pour le premier, 3.300 pour le second.
De leur côté, les ventilateurs colonne font moins le grand écart, avec des niveaux sonores généralement situés entre 50 et 60 dB (A), ce qui reste correct. Si l’on souhaite ventiler une chambre la nuit, et a fortiori une chambre d’enfant, mieux vaut vérifier cette donnée au préalable et tabler sur un ventilateur dont le niveau sonore n’excède pas 40 dB (A). Au-delà duquel l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) considère que le bruit peut occasionner des troubles du sommeil. À noter que certains ventilateurs disposent justement d’un mode « Nuit » qui ramène leur niveau sonore sous la barre des 40 dB (A).
Et les ventilateurs de plafond ?
À fixer généralement à l’emplacement d’une lampe (sur une arrivée électrique), ces ventilateurs à pales vendus entre 150 euros et 500 euros sont à même de brasser d’importants volumes d’air du fait de le taille. Ils permettent de facilement rafraîchir une pièce, même de taille respectable, voire d’en éloigner les insectes gênants en cette période de chaleur, comme les moustiques.
Pour vous y retrouver, le spécialiste Ventilateur plafond.fr préconise un ventilateur d’un diamètre inférieur à 107 cm pour une pièce jusqu’à 13 m2 ; entre 107 et 132 cm pour une pièce entre 13 et 18 m2 et supérieur à 132 cm pour une pièce de plus de 18 m2. Sur interrupteur avec télécommande ou connectés à une application, ils peuvent se piloter de différentes manières. Si ces modèles sont à réserver aux zones géographiques de fortes chaleurs, ils peuvent avoir leur intérêt à la saison froide en faisant descendre la chaleur accumulée au plafond vers le bas de la pièce.
Le budget : de 9… à 999 euros !
De moins de 10 euros pour des ventilateurs premier prix de toute petite taille (et un peu gadget), à 999 euros pour Williwaw, « le ventilateur le plus cher du monde » que nous avions testé à son lancement en 2021 (et dont le prix de vente n’a pas bougé depuis), sans doute est-il nécessaire de trouver un juste milieu.
Dans un univers où affluent les marques exotiques, on peut d’abord faire le choix d’un fabricant connu (Dyson, Rowenta, Duux, Taurus, Honeywell…). Pour un usage ponctuel, inutile, ensuite, de vous ruiner : un appareil vendu une centaine d’euros peut largement suffire. Pour un usage récurrent, mieux vaut enfin dépenser un peu plus (autour de 200 euros) pour un ventilateur qui proposera de nombreuses vitesses, un niveau sonore plus faible, etc.
Gare enfin, si vous êtes allergique aux pollens, les ventilateurs ne sont pas de bon alliés. Optez pour un modèle qui associe ventilation et purification.



















