Sam Altman rejoint Microsoft après avoir été licencié vendredi d’OpenAI

tech OpenAI est la start-up qui a lancé la plateforme d’intelligence artificielle générative ChatGPT

20 Minutes avec AFP
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Sam Altman, à Washington, le 13 septembre 2023
Sam Altman, à Washington, le 13 septembre 2023 — Graeme Sloan

Il sera resté au chômage… deux jours. Sam Altman, cofondateur et ex-numéro un de la start-up OpenAI limogé vendredi, vient d’être embauché par Microsoft. L’annonce a été faite ce lundi par Satya Nadella, le patron du géant américain. Sam Altman et Greg Brockman, tous deux cofondateurs d’OpenAI, la start-up ayant lancé ChatGPT, « vont rejoindre avec d’autres collègues Microsoft pour diriger une nouvelle équipe de recherche dans l’AI », a écrit M. Nadella sur X (ex-Twitter).

« La mission continue », a réagi à cette annonce Sam Altman, 38 ans, sur le réseau social X. Microsoft a investi plusieurs milliards de dollars dans OpenAI et a intégré cette technologie dans ses propres produits, comme le moteur de recherche Bing.

Des départs à la chaîne à OpenAI

Le conseil d’administration d’OpenAI a créé la surprise vendredi en annonçant le renvoi avec effet immédiat de la star de la Silicon Valley à la suite d'« une procédure d’examen délibératif par le conseil, qui a conclu qu’il n’avait pas toujours été franc dans ses communications avec le conseil, faisant entrave à sa capacité à remplir ses responsabilités ». Cette instance n’a plus « confiance dans sa capacité à diriger OpenAI », a-t-elle alors ajouté.

Plusieurs responsables de l’entreprise fondée fin 2015 ont depuis annoncé leur démission, en particulier le président du conseil d’administration Greg Brockman.

La mise en ligne de la première version de ChatGPT le 30 novembre 2022 a donné le coup d’envoi à une course dans l’intelligence artificielle (IA). Largement considérée comme une révolution comparable à l’avènement d’internet, l’IA générative permet de produire textes, lignes de code, images et sons sur simple requête en langage courant. Elle suscite aussi de fortes inquiétudes au sujet des dangers pour la démocratie (désinformation massive) ou l’emploi (professions remplacées), notamment.