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Qui est Sam Altman, le boss d’OpenAI et de ChapGPT qui vient d’être viré ?

Tout savoir sur Sam Altman, le patron d’OpenAI et de ChapGPT qui vient d’être débarqué

portraitSam Altman, qui a créé OpenAI en 2015, est décrit comme optimiste, mais c’est aussi un survivaliste
20 Minutes avec AFP

20 Minutes avec AFP

Plus rapide sera la chute. Sam Altman, patron d’OpenAI et « père » de la plateforme d’intelligence artificielle générative ChatGPT, a été démis de ses fonctions avec effet immédiat vendredi, sans qu’on n’en connaisse encore réellement les raisons. Son renvoi a surpris la Silicon Valley, tant l’entrepreneur de 38 ans était considéré comme un pionnier et une des figures de proue d’un secteur aux enjeux considérables, celui de l’intelligence artificielle (IA).

Sam Altman a créé OpenAI en 2015 – initialement une fondation à but non lucratif – dans l’idée de développer une IA qui serait « sûre et bénéficierait à l’humanité », selon les mots d’Elon Musk dans une interview au New York Times. L’IA est sous les projecteurs depuis que des millions de personnes ont adopté ChatGPT, capable de converser avec les humains en langage naturel et de générer toutes sortes de textes sur simple requête.

« Nous aurons tous des superpouvoirs à la demande »

« Au fur et à mesure que l’intelligence (artificielle) sera intégrée partout, nous aurons tous des superpouvoirs à la demande », avait promis Sam Altman lors d’une conférence ce jeudi même, à la veille de son renvoi d’OpenAI.

Et face aux fortes inquiétudes suscitées, notamment quant à la démocratie et à l’emploi, l’entrepreneur avait assuré à l’AFP : « J’ai beaucoup d’empathie pour le ressenti des gens, quel que soit leur ressenti ». « A moins d’une fusion avec l’IA, soit elle nous asservit, soit nous l’asservissons », déclarait-il en 2016 à un reporter du New Yorker. « Les humains doivent monter d’un niveau. »

Un Mac à 8 ans

Né en avril 1985, l’entrepreneur grandit à St Louis (Missouri). Sa vie change quand il reçoit un Mac pour son huitième anniversaire, et Internet l’aide à vivre son homosexualité quand il n’a encore « personne à qui en parler », relate-t-il à Esquire en 2014. Il étudie l’informatique à la prestigieuse Stanford, mais quitte rapidement l’université pour créer, en 2005, le réseau social Loopt, valorisé à plus de 43 millions de dollars quand il le revend en 2012.

En 2014, il prend la tête de Y Combinator, qui investit dans des start-up et conseille les entrepreneurs, en échange d’actions. L’organisation a notamment aidé Airbnb, Stripe et Reddit. Sous sa direction, l’incubateur s’étend bien au-delà des logiciels, pour inclure des jeunes pousses de nombreux autres secteurs, comme Industrial Microbes, une start-up de biotechnologie.

« Il pense et parle vite »

Son président, Derek Greenfield, se souvient de quelqu’un de très « intense ». « Il pense et parle vite, il pose les questions difficiles, mais toujours de façon encourageante », décrit-il. « Il a repoussé les limites. Je ne sais pas où nous serions s’il n’avait pas transformé (Y Combinator). » « C’est un penseur (profondément réfléchi) qui cherche à tout prix à faire les choses correctement », commente aussi Jeremy Goldman, d’Insider Intelligence.

Adepte des shorts et T-shirts, amateur de voitures de sport et pilote d’avion à ses heures perdues, Sam Altman donne souvent l’impression d’être introverti. Il se dit optimiste mais c’est aussi un survivaliste, d’après le New Yorker : il stocke des armes, de l’or, de l’eau et des antibiotiques dans sa propriété de Big Sur, sur la côte californienne.

Donald Trump ? Une « menace pour la sécurité nationale »

L’entrepreneur prolifique a personnellement investi dans différentes entreprises, dont 375 millions de dollars dans Helion, une start-up de fusion nucléaire. « Ma vision de l’avenir et la raison pour laquelle j’adore (Helion et OpenAI), c’est que si nous parvenons à faire vraiment baisser le coût de l’intelligence et le coût de l’énergie, la qualité de la vie pour tout le monde va considérablement augmenter », a-t-il expliqué à CNBC en mai.

En juillet, il a lancé officiellement Worldcoin, une nouvelle cryptomonnaie dotée d’un système de vérification de l’identité à partir de l’iris humain. L’objectif affiché : réduire le risque de fraude et d’arnaque dans un secteur où le recours aux pseudonymes est courant.

Côté politique, il a qualifié Donald Trump de « menace pour la sécurité nationale » et conçu en 2016 une application pour inciter les jeunes à voter. Fin 2019, il a organisé une collecte de fonds pour le candidat démocrate Andrew Yang, qui prône le revenu universel, c’est-à-dire une allocation minimum pour tous, qui compenserait la perte des emplois à cause de l’automatisation.