Le #NoNutNovember, challenge qui consiste à ne pas se masturber pendant un mois, séduit de plus en plus d’internautes

DEFI Les règles pour participer à ce challenge sont assez simples : il suffit de se retenir d’éjaculer jusqu'au 30 novembre

H. B.
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Le #NotNutNovember fait de plus en plus d'adeptes sur les réseaux sociaux (illustration).
Le #NotNutNovember fait de plus en plus d'adeptes sur les réseaux sociaux (illustration). — Capture d'écran Emojipedia
  • Depuis 2017, le challenge #NoNutNovember (qui fait de plus en plus d’émules) propose à la gent masculine de ne pas se masturber pendant un mois : du 1er au 30 novembre.
  • Les règles pour participer à ce défi sont simples : il suffit de se retenir d’éjaculer pendant un mois, voire plus précisément de s’empêcher de se masturber ou d’avoir un rapport sexuel avec une éjaculation à la clé.
  • Si aucune étude scientifique n’a démontré de quelconques bénéfices ou d’effets négatifs liés à une abstinence de plus d’un mois, ce #NoNutNovember « est comme une petite cure de jeûne, une période de repos pour cet organe » et éjaculation et orgasme ne seront que plus puissants en décembre.

C’est un challenge qui fait chaque année de plus en plus d’adeptes sur les réseaux sociaux. Alors que le mois de novembre est traditionnellement consacré au #Movember, mouvement qui sensibilise sur les cancers masculins de la prostate et des testicules, un autre hashtag, le #NoNutNovember est devenu viral ces derniers jours sur Internet. Comme son nom l’indique, il s’agit d’ un challenge adressé uniquement (sic) à la gent masculine qui consiste à ne pas éjaculer pendant un mois (« nut » désignant familièrement l’éjaculation en anglais). Les règles pour participer à ce défi sont assez simples : il suffit donc de se retenir d’éjaculer du 1er au 30 novembre, voire plus précisément de s’empêcher de se masturber ou d’avoir un rapport sexuel avec une éjaculation à la clé.

« Bonne chance soldat, on se retrouve à la fin du mois »

Ce défi aurait été lancé la première fois en 2010 par des utilisateurs du forum 4chan, sous le nom de « No Fap September », mais a été popularisé à partir de 2017 sur le réseau social américain Reddit, puis plus récemment sur Twitter. Cette année, à en croire la viralité du hashtag, le challenge semble avoir séduit de nombreux internautes. Tel que Jules, lecteur de 20 Minutes, qui tente l’expérience pour la première fois. « Je me suis lancé dans ce défi le 1er novembre, à 00h00. C’est un challenge très populaire chez les jeunes, qui mérite la même publicité que le #Movember ou « le mois sans tabac », car son impact positif sur notre santé n’est pas négligeable », précise le jeune homme.

Sur Twitter, de nombreux internautes ont également indiqué relever le défi. « Bonne chance soldat, on se retrouve à la fin du mois », a tweeté l’un d’eux. « Jour 2, je deviens un nouvel homme, chaque tentation me coûtera 20 pompes et 20 tractions », a commenté un autre. L’influenceur sportif Tibo InShape a lui-même indiqué « ne rien lâcher ».





Selon les adeptes de ce mois d’abstinence, le fait de ne pas éjaculer pendant trente jours permettrait d’avoir plus d’énergie, mais aussi d’être plus performant au lit. « C’est comme une petite cure de jeûne, une période de repos pour cet organe. Lorsqu’il reprendra ensuite, l’éjaculation ne sera que plus puissante. Retenir son éjaculation est également très stimulant. On fait monter le désir tout en gardant son énergie. Cela permet aussi de cultiver le côté platonique de la sexualité. Avec sa ou son partenaire, on joue alors sur la tendresse, la préparation et le côté fantasmatique. L’orgasme est bien plus puissant ensuite », expliquait à 20 Minutes l’urologue Patrick Constancis, dès le lancement du challenge.

Aucune contre-indication

Aucune étude scientifique n’a depuis démontré les vertues d’une l’abstinence de plus d’un mois. « Il n’existe aucune étude qui montre que cela soit bon ou mauvais, assurait effectivement à 20 Minutes Stéphane Droupy, urologue et responsable du conseil scientifique de l' Association française d’urologie. Il n’y a pas de risque non plus à reprendre d’un coup une activité sexuelle en décembre. »

Aucune contre-indication donc, messieurs, vous pouvez vous frustrer sans crainte. Patrick Constancis recommande même de ne pas s’en tenir seulement au mois de novembre, mais de renouveler l’expérience. Attention cependant à l’excès de zèle. Après un ou deux ans d’abstinence, il est possible de rencontrer des difficultés érectiles lors de la reprise d’une activité sexuelle. Alors de là à prévoir un défi « un jour, une éjaculation » en décembre, il n’y a qu’un doigt... heu, pas.