VIDEO. Quand l'administration pénitentiaire fait appel au youtubeur Tibo InShape pour promouvoir le métier de surveillant

PRISONS La vidéo sponsorisée, publiée sur Youtube début octobre, a été visionnée plus de deux millions de fois…

H. B.

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Le Youtubeur fitness Tibo Inshape devant la Maison d'arrêt d'Albi.
Le Youtubeur fitness Tibo Inshape devant la Maison d'arrêt d'Albi. — Tibo Inshape

L’administration pénitentiaire se la joue 2.0. Le youtubeur Tibo InShape, star du fitness aux 4,5 millions d’abonnés, a revêtu l’uniforme de surveillant de prison le temps d’une vidéo sur la formation et le quotidien des agents de l’administration pénitentiaire. Le clip « promotionnel », tourné à l’Ecole nationale de l’administration pénitentiaire (ENAP) à Agen (Lot-et-Garonne), a été publié sur Youtube début octobre et a été visionné plus de 2 millions de fois.

La ministre de la Justice en personne, Nicole Belloubet​, a mouillé la chemise. Elle apparaît au début de la vidéo pour saluer le youtubeur.

Les prisons françaises n’arrivent plus « à recruter »

L’objectif, pour l’administration pénitentiaire, est de faire la promotion de ce corps de métier qui manque cruellement d’effectifs. Les prisons françaises n’arrivent plus à recruter de surveillants pénitentiaires.

Moins de 20 % des candidats inscrits se sont présentés au concours de surveillants pénitentiaires qui avait lieu au début du mois de septembre. Pour la nouvelle session qui aura lieu en décembre, l’administration pénitentiaire assure travailler sur des pistes pour améliorer le recrutement des 15.000 agents d’ici 2022.

Déjà une vidéo à la maison d’arrêt d’Albi

Ce n’est pas la première fois que Tibo InShape publie des vidéos incluant des communications commerciales pour le compte d’institutions (Armée de Terre, Marine Nationale, Armée de l’Air…).

En mai dernier, le youtubeur avait déjà poussé les portes d’une prison, celle de la maison d’arrêt d’Albi dans le Tarn. En réalisant une vidéo dans cette prison, le youtubeur s’était fixé trois objectifs, « sensibiliser au milieu carcéral, montrer la réalité telle qu’elle est et pas celle des séries télé, et partager avec les détenus la passion du sport ».