Les ados nés en 2010 deviennent une cible sur les réseaux sociaux

CYBERHARCELEMENT L’Association de Parents d’élèves adhérents s’inquiète de ces attaques envers les nouveaux élèves de 6e

M.F
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Parce qu'ils sont nés en 2010, toute une génération victime de harcèlement sur les réseaux sociaux.
Parce qu'ils sont nés en 2010, toute une génération victime de harcèlement sur les réseaux sociaux. — Anemone123 / Pixabay

Incompréhensible. Un déchaînement de propos haineux visant les adolescents nés en 2010 s’abat depuis la rentrée sur les réseaux sociaux. Les posts sur TikTok comprenant le hashtag #anti2010 fleurissent et sont likés par des milliers d’utilisateurs. Des vidéos moqueuses, insultantes ou incitant à la violence envers ces mineurs qui ont tout juste eu 11 ans cette année.

Marginale depuis novembre 2020, la situation a pris une telle ampleur que la FCPE (l’Association de Parents d’élèves adhérents) a interpellé le gouvernement dans un communiqué pour lui demander d’agir en urgence. « Le phénomène a largement dépassé les cours de récréation ou les altercations à la sortie des établissements, là où des personnels éducatifs peuvent encore repérer et agir », assure l’association qui évoque une campagne de cyberharcèlement.

Peur d’aller à l’école

« Il est inacceptable que des enfants soient victimes d’appel à la haine, d’appel à la mort sur les réseaux sociaux associés à des images ultraviolentes », poursuit la FCPE. D’autant que les raisons de cet acharnement paraissent complètement insignifiantes. La rage de beaucoup de cyberharceleurs viendrait du fait que les jeunes nés en 2010 et arrivant sur le jeu en ligne Fortnite, pollueraient les parties.

Les internautes se moquent également beaucoup des 2010 à travers la vidéo de la jeune Youtubeuse Pink Lily. Dans son clip sorti en août, elle chante les caractéristiques de sa génération en évoquant notamment le jeu Pop-it, une petite planche en silicone qui imite le papier bulle et que les moins de 12 ans s’arrachent.

« Si un grand nombre d’enfants ne fréquentent pas les plateformes, pour celles et ceux qui y passent du temps, il est évident que leur santé mentale et psychologique est en réel danger. La peur envahit leur quotidien pour aller à l’école ou rentrer chez eux », assure la FCPE. L’Association appelle le gouvernement à se saisir de la question immédiatement en mettant en place « une vigie de grande ampleur » et en développant « une véritable politique de protection de l’enfance sur les réseaux sociaux ».