Piratage : Nintendo porte plainte contre Bowser, un hacker de consoles Switch

JUSTICE Le géant japonais demande une compensation de 2.500 dollars par console Switch piratée et 150.000 dollars pour chaque violation de sa propriété intellectuelle

20 Minutes avec agence

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Le logo de Nintendo (illustration).
Le logo de Nintendo (illustration). — Koji Sasahara/AP/SIPA

Nintendo attaque Bowser. La branche américaine de l’entreprise a porté plainte ce vendredi contre un pirate informatique dénommé Gary Bowser, qui porte donc le même nom qu’un personnage de la saga Super Mario.

La firme accuse le hacker et son équipe « Xecuter » de « violation des droits à la propriété intellectuelle », rapporte Polygon. Elle affirme qu’ils sont à l’origine d’un piratage de la Switch. Les hackers auraient non seulement déjoué les systèmes de sécurité de la console mais en auraient aussi tiré un avantage financier.

79 millions de consoles encore vulnérables

Nintendo dénonce en effet la commercialisation de « kits de piratage ». Selon la plainte, les agissements de Gary Bowser auraient débuté en 2013, avec le piratage de consoles 3DS. L’entreprise réclame l’arrêt immédiat de ses activités ainsi que d’importants dommages et intérêts : 2.500 dollars par console piratée et 150.000 dollars pour chaque violation de la propriété intellectuelle.

Les avocats de Nintendo estiment que les créations de la Team Xecuter « continuent à exposer 79 millions de Nintendo Switch et Nintendo Swith Lite à des risques de piratage ». Ils ont aussi qualifié leurs activités de « problème international sérieux en cours d’aggravation ».

Nintendo avait jusque-là surtout concentré ses attaques en justice sur les revendeurs des dispositifs de piratage. L’entreprise a remporté de nombreux procès en 2020, dont un qui lui a rapporté 2 millions de dollars (1,65 million d’euros).