Instagram teste l’option de masquer les « likes » pour faire baisser la pression sociale

RESEAUX SOCIAUX Les utilisateurs pourront décider d’activer l’option qui leur convient davantage

20 Minutes avec AFP

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Instagram teste l’option de masquer les « likes » pour faire baisser la pression sociale (Illustration)
Instagram teste l’option de masquer les « likes » pour faire baisser la pression sociale (Illustration) — Jenny Kane/AP/SIPA

Like ou pas like ?  Instagram n’a toujours pas tranché l’épineuse question de l’affichage des likes sous les photos et vidéos, liée aux effets potentiellement délétères de la quête de validation des utilisateurs sur les réseaux sociaux.

Après plusieurs tests où certaines personnes ne voyaient plus le nombre de likes («j’aime ») recueillis par les contenus, la populaire application de Facebook a annoncé mercredi une nouvelle expérimentation, où les utilisateurs décideront eux-mêmes ce qui « fonctionne le mieux » pour eux.

Des résultats mitigés lors d’un test en 2019

Ils « pourront ainsi décider d’activer l’option qui leur convient davantage, qu’il s’agisse de choisir de ne pas voir le nombre de likes sur les publications d’autrui, de désactiver les likes sur ses propres publications ou encore de conserver l’expérience originale », détaille un communiqué.

En 2019, Instagram a caché les likes pour un petit groupe de personnes, mais les résultats ont été mitigés : certains cobayes ont dit ressentir moins de pression, mais l’indicateur a manqué à d’autres, soucieux de savoir quels contenus marchent bien et d’identifier les tendances populaires.

« Instagram n’est pas une compétition »

Les utilisateurs concernés ne pouvaient plus voir combien de likes recevaient les posts des autres. Ils avaient toujours accès au nombre de likes sur leurs propres posts, mais en cliquant sur une page différente. « Nous faisons cette expérience parce que nous souhaitons que nos utilisateurs se concentrent sur les photos et les vidéos partagées, pas sur le nombre de likes qu’ils recueillent, avait déclaré un porte-parole d’Instagram en juillet 2019. Nous ne voulons pas qu’Instagram donne l’impression d’être une compétition. »

Une étude conduite en 2018 aux Etats-Unis par le Pew Research Center a montré que 72 % des adolescents du pays utilisaient Intagram et que près de 40 % d’entre eux se sentaient obligés de ne partager que les contenus ayant rassemblé beaucoup de likes ou de commentaires.

« Fausse bulle de perfection »

La quête effrénée de likes « enferme les ados dans une fausse bulle de perfection » qui leur renvoie l’image qu’ils ne sont « pas à la hauteur », a expliqué Michaël Stora, psychologue et président de l’Observatoire français des mondes numériques, en octobre.

Ce nouveau test, mené au niveau mondial, doit permettre de « comprendre si le fait de donner davantage de contrôle à chaque utilisateur, pour construire l’expérience qui lui convient, aide à réduire la pression d’une manière pertinente », conclut Instagram.