OneBlade Pro: La nouvelle tondeuse de Philips vous taille un look d'enfer, à condition d'y mettre le prix

BEAUTÉ « 20 Minutes » a testé le rasoir OneBlade Pro de Philips, digne héritier du OneBlade, star de la beauté au masculin

Christophe Séfrin
— 
OneBlade Pro: on s'est fait beaux avec le nouveau rasoir Philips — 20 Minutes
  • Lancé en 2016, le rasoir OneBlade de Philips a créé une rupture dans le monde du rasage pour homme avec un concept venant rebattre les cartes dans un secteur en peine de nouveautés.
  • Décliné depuis en plusieurs versions, le OneBlade revient dans une édition « Pro », avec un nouveau look et de nombreux accessoires, dont un sabot de précision.
  • Vendu à partir de 79 euros, le OneBlade Pro gagne en polyvalence et reste toujours très efficace mais peine quand même à justifier son prix, pratiquement 50 euros plus élevé que le simple OneBlade.

T’as le look, coco ? Lancé en 2016, le OneBlade Pro de Philips avait eu l’effet d’une bombe dans le monde de la beauté masculine. Ce minuscule rasoir au manche noir et jaune rasait aussi bien, voire mieux, que les  grosses bécanes concurrentes de chez Braun, Babyliss for Men ou… de chez Philips ! Avec le OneBlade Pro vendu à partir de 79 euros, le constructeur veut aujourd’hui capitaliser sur un triomphe international et séduire une  clientèle jeune, particulièrement attentive à son look.

200 mouvements par seconde

Il ressemble presque comme deux gouttes d’eau à son aîné lancé en 2016. Plus élégant avec son manche recouvert de plastique chromé dépoli, plus encombrant avec un manche plus épais, mais toujours identifiable entre tous grâce à sa lame ultra-plate aux contours jaunes, le OneBlade Pro prétend pouvoir tout raser ! Son succès (plus de 3,2 millions de tondeuses vendues en France en 5 ans), c’est justement à sa fameuse lame que le OneBlade le doit.

Pouvant raser dans les deux sens, effectuant 200 mouvements à la seconde, cette lame offre une qualité de coupe rapide, efficace et ultra-précise.

Jusqu’aux parties intimes

À l’essai, le OneBlade Pro ne vient pas entacher cette belle réputation. Fourni avec deux lames (l’équivalent d’une quinzaine d’euros), avec un sabot de précision offrant 14 hauteurs de coupe (de 0,4 mm à 10 mm), avec un sabot pour le corps et un dernier sabot pour les parties intimes (afin d’éviter de se couper…), le dernier né de la gamme OneBlade est polyvalent. Nous l’avons testé avec ses différents accessoires.

La compacité du rasoir est un atout. « À blanc » (sans sabot) pour nettoyer le bas du cou, le sommet des joues, pour sculpter aussi les contours de notre barbe de trois jours, le petit appareil fait preuve d’une belle agilité et peut se promener à son aise sur toute la surface du visage. La taille réduite de sa lame lui permet également de s’aventurer en terrain plus délicat : aux abords des oreilles où quelques poils égarés viennent parfois se loger, à l’entrée des narines où il fait parfois bon faire un peu de débroussaillage, ou à la commissure des lèvres pour parfaitement égaliser notre moustache.

Avec le sabot de précision et sa molette crantée placée sur 1,5 mm, nous entretenons notre barbe en un éclair. Les petits résidus de poils voltigeant, il est important de se placer au-dessus d’un lavabo. Ou sous la douche. Le OneBlade Pro étant étanche, il peut être utilisé sous l’eau, et même avec de la mousse. Mais comme nous avons pu le constater en prenant soin de notre torse, le rasage est plus long. Les poils, assouplis par l’eau s’avèrent un peu moins faciles à attraper. Quant au rasage « plus bas »… il est indolore.

Une autonomie qui bondit

Avec ses accessoires, le OneBlade Pro peut faire office de rasoir principal là où le simple OneBlade se contentait souvent d’un second rôle en intervenant éventuellement en complément d’un autre rasoir pour réaliser des finitions. Faisant toujours dans la dentelle, il reste assez étonnant par sa qualité de rasage qui, même sur un poil épais, permet de laisser la peau très lisse en seulement un ou deux passages de la lame.

Et son autonomie s’est considérablement accrue, passant de 90 minutes à 120 minutes selon Philips. Chrono en main, nous avons pu constater qu’elle allait bien au-delà et pouvait tutoyer près de 3 heures d’usage… soit près de deux mois de rasage à raison de 3 minutes par séance.

Des accessoires qui coûtent finalement cher

Vendu 79 euros (et même 99 euros avec un socle de charge et une boîte de transport), le OneBlade Pro reste finalement assez cher si on en compare le prix de vente au simple OneBlade que l’on peut trouver avec deux lames pour une trentaine d’euros avec trois sabots de 1, 3 et 5 mm, ou à celui du OneBlade Visage et Corps (39 euros avec le fameux sabot de protection pour les zones sensibles). Si les différents sabots fournis avec cette nouvelle édition offrent une expérience complète, si la housse de transport également dans la boîte est un plus, ces accessoires peinent quand même à justifier le surcoût d’au moins 40 euros réclamé par Philips.

Modèle économique

Le modèle économique du OneBlade est celui des imprimantes jet d’encre : un appareil au tarif accessible et des consommables. Les consommables sont ici les lames du OneBlade qui, si elles ne sont pas données (environ 15 euros les deux) ont le mérite de la longévité : de 3 à 4 mois selon l’usage. Voulant surfer sur le succès du rasoir Philips, des constructeurs, comme Wilkinson et son Shave & Style (35 euros) ont tenté de dupliquer le modèle du OneBlade. Plus malin, d’autres comme Rowenta et son Forever Sharp (39 euros) ont lancé un rasoir proche du OneBlade, mais avec une lame inusable.