YouTube : Oui, des étudiants ont bien planché sur des violences conjugales fictives entre SEB et Léna Situations

FAKE OFF Des étudiants en droit de l’université catholique de Lyon ont planché sur un sujet de violences conjugales fictives mettant en scène, sous des pseudonymes transparents, les YouTubeurs Seb la Frite et Léna Situations

Mathilde Cousin
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Illustration de livres de droit civil.
Illustration de livres de droit civil. — JEAN-SEBASTIEN EVRARD / AFP
  • Le YouTubeur SEB, aussi connu sous le pseudo Seb la Frite, s’est ému d’un sujet de partiel de droit soumis à des étudiants de l’université catholique de Lyon.
  • Les étudiants ont planché sur un sujet de violences conjugales fictives mettant en scène « Sébastien Frites » et « Léna Situassion ».
  • L’université explique que cette étude d'un « cas pratique » fictif « n’a pas du tout vocation à être malveillante ».

« Je comprends l’intention, mais ça reste malaise de lire ça. » Le YouTubeur SEB, aussi connu sous le pseudo Seb la Frite, a fait part de son incompréhension, mardi, devant un sujet de partiel donné à des étudiants d’une faculté de droit lyonnaise.

Les étudiants étaient invités à plancher sur la situation fictive d’une femme victime de violences conjugales qui demande le divorce. Si SEB, qui cumule 4,73 millions d’abonnés sur YouTube, s’est ému de cet exercice, c’est en raison du nom des deux protagonistes. Ceux-ci s’inspirent du sien et de celui de sa compagne Léna Mahfouf, également connue comme Léna Situations sur YouTube, où 1,82 million d’abonnés suivent ses vidéos. Dans ce partiel, le mari est nommé « Sébastien Frites » tandis que son épouse s’appelle « Léna Situassion ».

Certains internautes se sont interrogés sur l’authenticité du document, dénonçant un « fake ».

FAKE OFF

L’université catholique de Lyon confirme à 20 Minutes qu’il s’agit bien d’un sujet de partiel donné en début de semaine aux étudiants de première année de droit. Cette étude d'un « cas pratique » fictif « n’a pas du tout vocation à être malveillante », rappelle un représentant de l’établissement. « Cela aurait pu être François Pays-Bas pour François Hollande ou Emmanuel Pacron. »

Ce partiel « n’a pas du tout vocation à sortir de la sphère privée ». Il a été donné pour que les étudiants se penchent sur la question du divorce pour faute.

Les professeurs détournent souvent des noms de personnalités

Ce type d’intitulé est tout à fait courant pour des cas pratiques, ajoute ce représentant : « Les gens du droit ne sont pas étonnés, le grand public peut-être un petit peu plus. » « Ils font des cas pratiques comme ça en première année pour "intéresser" les jeunes étudiants », témoigne ainsi une étudiante.

En réponse au tweet de SEB, de nombreux étudiants ou ex-étudiants en droit se souviennent d’avoir planché sur des sujets détournant les noms d’autres personnalités : les YouTubeurs EnjoyPhoenix, Cyprien et Norman ont inspiré des enseignants de faculté. Ceux-ci sont aussi allés piocher dans le monde du spectacle : la  Star Academy ou Johnny Hallyday se sont retrouvés en sujet d’examen. Parfois, c’est la fiction qui inspire les profs : les Bronzés, Astérix et Obélix et même… Christian Grey.