Twitter : Avec Birdwatch, les utilisateurs pourront lutter contre la désinformation

FAKE NEWS Birdwatch est lancé environ deux semaines après la suspension du compte de Donald Trump pour incitation à la violence lors des émeutes au Capitole

20 Minutes avec agences

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Twitter déploie Birdwatch, un outil de lutte contre la désinformation.
Twitter déploie Birdwatch, un outil de lutte contre la désinformation. — Matt Rourke/AP/SIPA

Twitter a mis en place lundi un outil appelé Birdwatch (« surveiller les oiseaux ») pour permettre à ses utilisateurs de lutter contre la désinformation. Les personnes qui le souhaitent peuvent signaler certains messages et y ajouter des notes de contexte. Ces dernières ne seront dans un premier temps visibles que sur un site séparé.

A terme, l’objectif est de les rendre accessibles et de les afficher « en dessous des tweets pour le public mondial de Twitter », a indiqué Keith Coleman, un vice-président de l’entreprise, dans un communiqué. La plateforme attend pour cela qu’il y ait « un consensus au sein d’une base de collaborateurs large et diverse ».

Un outil fondé sur la communauté

Le réseau social a mené une enquête préliminaire qui indique que les Twittos préfèrent que ces notes viennent de la communauté plutôt que de l’autorité centrale de Twitter. Ils apprécieraient par ailleurs qu’elles apportent du contexte afin de les aider à comprendre un tweet, plutôt qu’elles leur disent que tel message est vrai tandis que tel autre est faux.

Keith Coleman a remarqué qu’un système fondé sur la communauté sera source de défis ; « il faut qu’il soit résistant aux tentatives de manipulation pour qu’il ne soit pas dominé par une majorité simple de contributeurs ou des préjugés. »

Le pouvoir des réseaux sociaux sur la liberté d’expression

Cet outil de lutte contre la désinformation est lancé environ deux semaines après la suspension du compte Twitter de l’ancien président des Etats-Unis, Donald Trump, après les émeutes du Capitole mercredi 6 janvier. Facebook, Snapchat et Twitch avaient fait de même. Des chefs d’Etats et des ONG avaient fait part de leur inquiétude face à la puissance des réseaux sociaux sur la liberté d’expression. Donald Trump s’adressait régulièrement à ses 88 millions d’abonnés sur Twitter.

Le fondateur et patron de la plateforme, Jack Dorsey avait estimé que la décision était bonne mais qu’elle constituait un « échec de notre part à promouvoir une conversation saine ». Keith Coleman a de son côté déclaré que cette décision établissait un « précédent » potentiellement « dangereux » puisqu’il montre « le pouvoir qu’un individu ou une entreprise a sur une partie de la conversation publique mondiale. »