DJI Pocket II : Immortalisez les fêtes en vidéo avec des images de qualité « pro »

CAMERA Avec sa nouvelle caméra Pocket II, DJI propose un produit simple d’accès capable d’immortaliser des images au rendu cinéma

Christophe Séfrin

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«Tik Tech»: On a testé la petite caméra Pocket II de DJI — 20 Minutes
  • Deux ans après sa caméra Osmo Pocket, DJI, la firme réputée pour ses drones de loisirs, revient avec sa Pocket II.
  • Plus complète et mieux équipée que sa grande sœur, la petite caméra vendue 369 euros est un outil simple et pratique pour filmer mieux, beaucoup mieux, qu’avec un smartphone.
  • Mais du fait de sa relative fragilité, elle est moins adaptée que ses rivales à l’univers du sport, et a fortiori du sport extrême, où la caméra Hero 9 black de la marque Go Pro reste la championne.

Photographier, filmer, immortaliser ! Entre les cadeaux au pied du sapin et la bûche glacée, notre boulimie d’images sera à son comble à la fin du mois de décembre.

Mais si nos smartphones sont devenus des champions en photo, ils peinent encore à déconfiner des vidéos d’excellente facture. Même si l' Xperia 5 II de Sony, très orienté vidéo, fait des efforts dans ce sens, les amateurs d’images désireux d’offrir à leurs clips un rendu cinéma sont à la peine. Nouvelle solution : la Pocket II de DJI. Cette petite caméra possède tous les atours pour sublimer simplement ses vidéos.

L'écran en façade de la caméra permet d'accéder aux réglages et de contrôler ses cadrages.
L'écran en façade de la caméra permet d'accéder aux réglages et de contrôler ses cadrages. - DJI

Adaptée aux profanes

La firme chinoise DJI possède une très sérieuse réputation dans l’univers des drones de loisir. Son Mavic Air 2 est actuellement le must have des voyageurs qui souhaitent rapporter de leurs périples des images vues du ciel sensationnelles. Capitalisant sur son savoir-faire, DJI applique certaines de ses recettes autour de sa Pocket II.

Désormais équipée d’un capteur CMOS de 64 mégapixels (contre 12 mégapixels pour celui de l’Osmo Pocket qui l’avait précédée il y a deux ans), la petite caméra est également plus lumineuse avec une focale f/1.8 contre f/2.0 pour son aînée. Au choix : de la 4K jusqu’à 60 images par seconde et de la Full HD jusqu’à 240 images par seconde. Cette seconde option permet d’orchestrer des ralentis jusqu’à x8. Le champ de vision s’élargit à 93° (contre 80° précédemment).

La Pocket II ne dispose que de quelques commandes immédiatement accessibles.
La Pocket II ne dispose que de quelques commandes immédiatement accessibles. - DJI

Certes, l’écran LCD intégré dans le manche de la Pocket II reste très (trop) petit. Mais il s’avère réactif et les menus auxquels il donne accès sont, eux, excessivement intuitifs. Un profane s’y retrouvera rapidement. De son côté, un petit joystick amovible fait son apparition afin de contrôler plus facilement l’orientation de la nacelle.

Une stabilisation presque parfaite

Reste que la particularité de cette petite caméra au format stick réside d’abord dans sa faculté à tourner des vidéos parfaitement stabilisées. Ainsi inclut-elle tous les avantages des gimball, ces petits accessoires sur lesquels on fixe smartphones ou appareils photo pour obtenir des vidéos sans tremblements ni à-coups.

A la première prise de vue, la différence se fait en effet sentir : tenant dans la main (117 grammes seulement !), pouvant être manipulée avec une véritable aisance, la Pocket II joue sur du velours lorsque l’on réalise des panoramas ou que l’on zoome (x4) en direction d’un sujet.

Ne pesant que 117 grammes, la Pocket II est très facile à manipuler.
Ne pesant que 117 grammes, la Pocket II est très facile à manipuler. - DJI

Stabilisation mécanique sur trois axes oblige, fluidité et souplesse sont au rendez-vous de ses images, qui flattent instantanément la rétine avec leur aspect « pro ». Attention : si elle s’avère très efficace pour les mouvements horizontaux, cette stabilisation n’est pas encore parfaite sur un axe vertical. Lorsque l’on filme en marchant, et qui plus est en courant, les images de la Pocket II conservent quelques saccades.

Le smartphone comme viseur

Pour davantage soigner ses cadrages, il est possible de greffer son smartphone sur le côté de la caméra. iOS ou Android ? Peu importe : DJI fourni les adaptateurs (USB-C et Lightning) dans la boîte. La manipulation permet ainsi d’utiliser l’écran de son terminal numérique comme écran de contrôle, mais aussi d’accéder plus facilement aux réglages. Parmi eux, la possibilité de figer l’optique sur un sujet. La manipulation est très simple : on trace à l’écran un cadre autour du sujet à ne pas perdre de vue. Instantanément, la visée restera concentrée dessus.

Idem avec la nouvelle possibilité de suivi de visage. Celle-ci peut s’avérer bien pratique pour le vloging. Posée sur un support, la caméra n’aura de cesse de suivre la personne qui se filme. A noter que DJI fournit désormais avec sa Pocket II un support avec pas de vis adapté à tous les pieds photo du commerce.

Le son n’est pas en reste : avec ses quatre micros, la Pocket II « entend » bien et est à même d’enregistrer un son de bonne qualité. Pour le vloging, DJI propose un micro-cravate optionnel, avec bonnette coupe-vent, mais pour en faire l’acquisition, il faut acheter la caméra dans un pack dit « Créateur ». Celui-ci coûte la bagatelle de 509 euros, alors que la caméra vendue seule est vendue 369 euros, ce qui reste assez cher.

Le pack Creator Combo avec la caméra Pocket II et différents accessoires.
Le pack Creator Combo avec la caméra Pocket II et différents accessoires. - DJI

Reste une question : face à la Pocket II de DJI, la nouvelle GoPro Hero 9 black vendue, elle, 389 euros, black va-t-elle trembler ? Réponse négative. Si la première est particulièrement adaptée aux vidéos de tous les jours, au voyage, voire à des usages professionnels, elle ne peut, de par la fragilité relative de sa nacelle, prétendre être utilisée dans le cadre de sports extrêmes.