VIDEO. Test DJI Osmo Pocket: Pourquoi la rivale de la GoPro se révèle étonnante

VIDEO Le fabricant de drones DJI lance son Osmo Pocket, une mini-caméra stabilisée qui se glisse partout pour tourner des vidéos et prendre des photos. La GoPro pourra-t-elle lui résister ?…

Christophe Séfrin

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L'Osmo Pocket mesure 12 cm de haut pour 200 g.
L'Osmo Pocket mesure 12 cm de haut pour 200 g. — DJI
  • Avec son Osmo Pocket, le fabricant de drones DJI lance sa petite caméra pour nous suivre partout.
  • Filmant jusqu’en 4K et prenant des photos en 12 mégapixels, elle est stabilisée et produit des images excellentes.
  • Vendue à 359 euros, elle soufre encore de petits défauts, mais reste la concurrente désignée de la GoPro.

Envie de réaliser des vidéos YouTube qui décoiffent ? De créer des stories qui ont de l’allure ? Ou, plus ambitieux encore, de vous lancer dans le « vlogging » (le blog vidéo) ? La caméra de poche du fabricant de drones DJI est peut-être faite pour vous. En tout cas, nous l’avons testée…

Baptisée Osmo Pocket et vendue 359 euros, elle arrive en concurrence frontale avec la dernière GoPro Hero 7 Black (419 euros).

Une mini-caméra inspirée des drones

Surprenante au premier abord avec sa taille rikiki (12 cm de haut pour 200 g), cette mini-caméra capitalise sur le savoir-faire de DJI. Comme sur un drone, l’Osmo Pocket embarque une nacelle stabilisée (sur trois axes) qui sert de monture. Elle peut filmer jusqu’en 4K​, à 60 images par seconde. Son débit est de 100 Mbps, soit 22 Mbps de plus que pour la GoPro. A la clé, davantage de détails dans l’image.

Les vidéos de chiens (et de chats aussi), plus tout à fait comme avant avec l'Osmo Pocket.
Les vidéos de chiens (et de chats aussi), plus tout à fait comme avant avec l'Osmo Pocket. - DJI

 

On contrôle ses réglages et son cadrage à l’aide d’un petit écran tactile de 2 x 2 cm situé en haut du manche. Autre possibilité : greffer l’Osmo Pocket à un smartphone dont l’écran servira de viseur et permettra d’accéder à des réglages avancés à l’aide d’une petite prise USB-C ou Lightning fournies. Pas de micro-USB, hélas : les anciens smartphones vont rester sur le banc de touche.

Le caméscope de papa prend un coup de vieux

La caméra se prend en main en quelques minutes. Une fois intégré le fonctionnement de son écran tactile, on sélectionne Photo ou Vidéo et l’on entame ses prises de vues. DJI marque indiscutablement des points sur la facilité d’utilisation et une ergonomie à la portée du plus grand nombre. L’Osmo Pocket peut même avantageusement remplacer le caméscope de papa qui saura s’en servir sans difficulté.

A l’usage, on se rend compte que la nacelle mécanique est parfaitement stabilisée. Même avec des mouvements vifs pour le suivi d’un sujet, la caméra s’en sort avec les honneurs et parvient à conserver sa cible dans l’objectif. Astuce : un triple appui sur le petit bouton droit et la caméra se retourne pour passer en mode selfie. Cheese !

Des vidéos cinégéniques

En vidéo, les images livrées par l’Osmo Pocket restent de très belle facture, sans à-coups. C’est la fin des plans tremblotants. Le suivi de sujet est impeccable.

Dommage que l’angle de vue soit seulement de 80°. La GoPro Hero 7 Black, elle, capte un angle de 123°, d’où des images plus larges, qui respirent davantage. Il manque ainsi à notre caméra un vrai mode cinéma, même si l’on peut artificiellement ajouter des barres noires en haut et en bas des vues tournées pour apporter une touche hollywoodienne. L’aspect cinégénique des scènes filmées, volontairement très contrastées, est ainsi renforcé.

Stabilisée sur trois axes, l'Osmo Pocket filme jusqu'en 4K à 60 images/seconde et prend des photos en 12 mégapixels.
Stabilisée sur trois axes, l'Osmo Pocket filme jusqu'en 4K à 60 images/seconde et prend des photos en 12 mégapixels. - DJI

 

Bon point pour le mode slow motion, qui autorise un ralenti x4 (en Full HD à 120 i/s). Côté photo, le capteur embarqué de 12 mégapixels (f/2.0) ne fait guère mieux qu’un smartphone : les hautes lumières sont souvent sacrifiées avec des détails « brûlés ». Par contre, les basses lumières réussissent plutôt bien à notre Osmo Pocket, avec des images rarement bruitées.

Avec ou sans smartphone

Utilisée avec un smartphone, la caméra de DJI perd un peu en maniabilité mais gagne en qualité de visée. Un simple petit dongle (attention à ne pas le perdre !) permet ainsi de connecter la caméra avec la plupart des terminaux, dont les iPhone avec prise Lightning.

Un simple dongle USB-C ou Lightning permet de greffer l'Osmo Pocket à un smartphone.
Un simple dongle USB-C ou Lightning permet de greffer l'Osmo Pocket à un smartphone. - DJI

 

A travers l’application DJI Mimo, on accède aussi à des réglages plus pointus et la possibilité de réaliser des photos panoramiques en très grand angle.

Pour cela, l’Osmo Pocket a un truc : elle capture 8 photos successives et les assemble pour composer une très grande image.

Un jog tactile permet également de prendre la main sur la caméra et de l’orienter. Dans ce cas, la réactivité n’est pas forcément de mise : on a un peu l’impression de piloter un drone. Connectée à une tablette, l’Osmo Pocket devient vite une alliée pour se filmer et alimenter un vidéo blog. Le petit logiciel de montage dans l’application suffit largement avec ses filtres, enchaînements et possibilité de titres et stickers pour créer de façon intuitive un contenu que l’on pourra ensuite partager.

Un bel outil, mais des progrès à réaliser

Conquis ? Oui, mais avec les limites imposées par DJI. L’Osmo Pocket n’est pas étanche et la mécanique de sa caméra risque d’être mise à rude épreuve en utilisation sportive, au contraire de la GoPro Hero 7 Black qui passe vraiment partout. Elle manque d’accessoires et surtout d’un pas de vis pour la fixer sur une perche. Enfin, le Wifi et le Bluetooth ne lui sont accessibles qu’avec un module optionnel vendu 59 euros. Des points à améliorer pour la prochaine version.

Reste, en l’état, un appareil plutôt insolite, mais grand public, simple à utiliser et financièrement intéressant. Nul doute que beaucoup n’attendront pas forcément la V2 pour s’équiper.