Réseaux sociaux : Le gouvernement prépare un texte pour défendre les fonctionnaires face aux menaces en ligne

INTERNET Le texte de 1983 sur la protection des agents est considéré comme obsolète avec la multiplication des menaces en ligne

20 Minutes avec AFP

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La ministre de la Fonction publique, Amélie de Montchalin, a annoncé lundi préparer un texte pour mieux prendre en compte les menaces sur les réseaux sociaux visant les agents de la fonction publique.
La ministre de la Fonction publique, Amélie de Montchalin, a annoncé lundi préparer un texte pour mieux prendre en compte les menaces sur les réseaux sociaux visant les agents de la fonction publique. — NICOLAS MESSYASZ/SIPA

La ministre de la Fonction publique, Amélie de Montchalin, a annoncé lundi vouloir revoir le texte de 1983 sur la protection des agents, considéré comme obsolète. Le nouveau texte prendra en compte « les  menaces sur les réseaux sociaux ». Ce dernier est prévu pour dans les prochains jours et « son application sera immédiate », a-t-elle promis.

« Il y a deux choses à faire : s’assurer que ces menaces soient considérées mais surtout, pour toutes les menaces, il faut que l’administration soit beaucoup plus en soutien, partout, pour des agents qui viendraient à être menacés parce qu’ils sont des agents publics », a insisté la ministre, dix jours après l’assassinat du professeur d’histoire-géographie Samuel Paty.

« Le "pas de vague", c’est terminé »

Elle a rappelé la hiérarchie à son obligation « d’accompagner les agents, de porter plainte avec eux, de signaler au procureur ou à la plateforme Pharos » toute menace portée à leur connaissance. « Si vous avez signalé les faits, votre hiérarchie ne pourra plus minimiser. Le "pas de vague", c’est terminé », a-t-elle assuré, souhaitant « empêcher que les agents se sentent seuls ». Si la hiérarchie ne soutient pas, « il faudra qu’on prenne des mesures de sanctions », a affirmé Amélie de Montchalin.

Elle a également donné des chiffres datant de 2016-2017 et évaluant à 6.000 le nombre d’agents dépositaires de l’autorité publique (policiers, magistrats) menacés chaque année, autant que le nombre d’agents non dépositaires de l’autorité publique. « Les métiers de guichet, ceux qui reçoivent du public » mais aussi « tous les métiers de l’hôpital et de l’enseignement » font partie des catégories les plus menacées qui doivent être mises en sécurité, a insisté Amélie de Montchalin.