Trottinettes électriques: 30 tonnes de batteries déjà recyclées en 2020
MOBILITES•Premier bilan de l’éco-organisme Screlec après le lancement de son offre « E-mobilité » début 2020 : 30 tonnes de batteries de trottinettes ont déjà été recyclées en FranceChristophe Séfrin
L'essentiel
- Début 2020, le Screlec lançait son offre «E-mobilité» en association avec la Fédération des professionnels de la micro-mobilité et l’éco-organisme Ecologic.
- Le Screlec revendique 30 tonnes de batteries de triottinettes et de vélos électriques déjà recyclées en 2020 et souhaite s’approcher des 50 tonnes d’ici à un an.
- Mais face à un gisement considérable, la filière doit encore se structurer.
Qu’est-ce qui possède deux roues, passe de main en main et ne vit que six mois ? Réponse : une trottinette électrique de location. Au crépuscule de l’existence de ces engins qui pullulent désormais dans nos rues (leur durée de vie est de deux ans environ chez les particuliers), des montagnes de batteries à recycler. Trente tonnes auraient déjà été collectées et recyclées en 2020, indique ce mardi 13 octobre le Screlec.
Guichet unique
L’éco-organisme avait sellé un accord et mis en place un guichet unique en début d’année avec la Fédération des professionnels de la micro-mobilité (FP2M) et Ecologic (éco-organisme en charge de la collecte et du traitement des équipements électriques et électroniques). Son but : créer une offre « E-mobilité » en vue du traitement des batteries des trottinettes, mais aussi des vélos, skates et autres draisiennes électriques.
Vers 50 tonnes en 2021
Le service, uniquement déployé en France métropolitaine pour le moment, commence à se structurer. Son ambition est de voir les volumes de batteries traitées évoluer autour de 50 tonnes en 2021. « Les besoins émanent essentiellement des loueurs de trottinettes, mais nous gérons également les incivilités en collectant et traitant les batteries des trottinettes et vélos repêchés dans la Seine ou le port de Marseille, par exemple », indique-t-on au Screlec.
Financé par une vingtaine d’adhérents (une trentaine attendue dans un an), « E-mobilité » veut accompagner les entreprises et les particuliers dans la gestion de leurs anciennes batteries. Mais la tâche reste compliquée. « Ces batteries sont arrivées massivement sur le marché. Normalement, leur durée de vie est de 7 ans, mais dans le cas présent, ce sera très inférieur. On constate aussi qu’il y a des batteries d’entrée de gamme qui n’ont une vie que de deux ans. Quant à celles des particuliers, elles ne reviendront plus tardivement », précise l’éco-organisme. Bref, difficile d’avoir encore une vue précise sur ce gisement.
Le Screlec doit donc évangéliser les acteurs des mobilités douces, les producteurs, les gestionnaires de flottes, mais aussi les particuliers. « Le problème peut être celui de l’usager qui jette son vélo électrique dans une benne, avec une batterie que l’on retrouve ensuite dans le broyeur », déplore le Screlec.
Outre la collecte et le recyclage, des pistes sont à l’étude pour donner une seconde vie aux batteries en fin de course, mais qui possèdent encore de l’énergie résiduelle pouvant être utilisée pour de l’éclairage ou faire fonctionner une alarme, par exemple.



















