Google : 1.600 employés demandent à l'entreprise d'annuler ses contrats avec la police

PROTESTATION En 2018, une mobilisation similaire avait contraint l’entreprise à renoncer à une collaboration avec le Pentagone sur une technologie de reconnaissance d’image

20 Minutes avec agence

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Des salariés de Google veulent que l'entreprise cesse de vendre sa technologie à la police (illustration).
Des salariés de Google veulent que l'entreprise cesse de vendre sa technologie à la police (illustration). — Yichuan Cao/Sipa USA/SIPA

Après la mort de Georges Floyd, le 25 mai dernier, 1.600 salariés de Google ont décidé de se mobiliser pour demander à leur employeur de cesser de vendre ses technologies aux forces de l’ordre, rapporte Le Figaro mardi.

« Nous sommes déçus que Google continue de vendre ses technologies aux forces de police plutôt que de rejoindre les millions de personnes qui veulent cesser de financer ces institutions », regrettent ces employés dans une lettre ouverte. « Pourquoi aider les institutions responsables du genou sur le cou de George Floyd à être plus efficaces dans leur organisation ? », poursuivent-ils.

Pour appuyer leurs déclarations, les signataires évoquent notamment une intelligence artificielle utilisée pour « traquer les immigrants grâce aux drones de surveillance », ou encore des « dons aux politiciens racistes et aux représentants de la suprématie blanche ». Les employés mentionnent également un contrat passé avec la police de Clarkstown portant sur une offre Cloud.

Une mobilisation similaire en 2018

« Nous sommes engagés à combattre le racisme systémique, et nos employés ont fait plus de 500 suggestions au cours des dernières semaines que nous sommes en train d’examiner, a réagi de son côté une porte-parole de Google auprès de TechCrunch, cité par Le Figaro. Nous avons été la première grande entreprise à décider, il y a des années, de ne pas commercialiser la reconnaissance faciale et nous avons des principes sur l’IA très clairs qui interdisent son utilisation ou sa vente à des fins de surveillance. »

L’entreprise prend cette mobilisation au sérieux car d’autres actions similaires l’ont contrainte par le passé à renoncer à certains projets. Cela a notamment été le cas en 2018 dans le cadre d’une collaboration avec le Pentagone sur une technologie de reconnaissance d’image.