Coronavirus : « Message d’un ami médecin »… Gare à ces faux « conseils » sur WhatsApp ou Facebook

FAKE NEWS Ces messages ont été diffusés des milliers de fois par simple copier-coller, envoi d’e-mails groupés ou partage de publications WhatsApp ou Facebook

H. B.

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Des chaînes de messages sur WhatsApp et Facebook véhiculant de fausses informations circulent à grande échelle ces derniers jours.
Des chaînes de messages sur WhatsApp et Facebook véhiculant de fausses informations circulent à grande échelle ces derniers jours. — Geeko

Alors que l’épidémie de coronavirus se propage en France, des messages listant des recommandations « simples et accessibles » pour lutter contre le virus ont été partagés des milliers de fois ces derniers jours  sur Facebook et WhatsApp. Mais la plupart du temps, ces messages transmis massivement par simple copier-coller, envoi d’e-mails groupés ou partage de publication sont truffés de fausses informations.

Quels sont les symptômes du nouveau coronavirus ? Comment se transmet-il ? Peut-on neutraliser ce virus ? Ces messages qui circulent à grande échelle se targuent de répondre à ces questions en listant jusqu’à 12 conseils provenant du personnel médical ou parfois d’un prétendu « chercheur de Shenzhen transféré à Wuhan pour collaborer avec la task force contre l’épidémie de coronavirus ».

Boire du thé pour « tuer le virus »

Ce sont toujours des conseils qui viennent d’un médecin, d’une amie pneumologue qui a travaillé dans un hôpital auprès de patients atteints de Covid-19 ou encore de chercheurs issus des groupes de travail sur les remèdes au nouveau coronavirus. Certains messages conseillent par exemple « de consommer des boissons chaudes » car le virus ne résisterait pas à la chaleur. Ou encore de s’exposer au soleil pour « tuer le virus ».

Mais ce qui rend ces messages particulièrement dangereux, c’est qu’il mêle parfois de fausses​ et de vraies informations comme le fait que « l’infection ne provoque pas un rhume avec écoulement nasal ou une toux grasse, mais une toux sèche » ou « le fait d’éviter de prendre des anti-inflammatoires (ibuprofène, cortisone…) ».

Il est très difficile d’empêcher la diffusion de ces fausses informations sur les messageries instantanées comme WhatsApp. Contrairement à un message diffusé sur les réseaux sociaux, il est quasiment impossible de signaler celui « envoyé par un ami médecin ». Car les messages échangés sont chiffrés de « bout en bout ». Cela signifie que seul l’utilisateur et la personne avec qui il communique peuvent lire ce qui est envoyé.