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Le chantage à la webcam en plein essor en 2019

Le chantage à la webcam fait de plus en plus de victimes dans l’Hexagone

CYBER-HARCELEMENTLes pratiques de cybermalveillance, de crypto-porno ou chantage à la webcam ont été particulièrement fréquentes en France en 2019
Jennifer Mertens pour 20 Minutes

Jennifer Mertens pour 20 Minutes

Le nombre d’internautes victimes de cyberattaques a plus que triplé, passant de 28.000 plaintes en 2018 à plus de 90.000 en 2019, selon le rapport annuel de la plateforme gouvernementale d’assistance aux victimes de cybermalveillance, publié le 29 janvier. Parmi ces victimes, 38 % ont subi un chantage à la webcam.

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Il s’agit d’une pratique de cybermalveillance qui consiste à menacer une personne de partager des vidéos intimes d’elle prises à son insu grâce, soi-disant, au piratage de sa webcam. Une menace qui n’est pas toujours fondée. Les cyberharceleurs affirment être parvenus à pirater l’ordinateur de leur victime en lui citant l’un ou l’autre de ses mots de passe trouvés sur la toile via la fuite de données ou autre.

Évidemment, l’objectif des cyberharceleurs est de soutirer de l’argent à leur victime. Dans les faits, les malfaiteurs ne sont pas réellement en possession d’images de leurs victimes, a précisé à BFMTV Jérôme Notin, directeur du dispositif cybermalvaillance.gouv.fr. « Le phénomène se distingue sur ce point, et par l’ampleur des campagnes constatées, à la sextorsion, qui implique des échanges directs entre le hacker et sa victime », a-t-il précisé.