5G : Deux ONG déposent un recours contre l’arrivée de la technologie controversée en France

INNOVATION PROBLÉMATIQUE Les deux associations s’inquiètent des conséquences de l’arrivée de la 5G en France

20 Minutes avec agences

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Le réseau 5G (illustration).
Le réseau 5G (illustration). — Geeko

Deux ONG ont annoncé ce vendredi qu’elles lançaient un recours en justice contre l’appel à candidatures lancé en décembre pour l’attribution des fréquences 5G. Une pétition a aussi été lancée contre le déploiement de cette technologie controversée.

La 5G promet une transmission beaucoup plus rapide de très grandes quantités de données et le développement de technologies futuristes. Mais elle suscite aussi de nombreuses inquiétudes, liées à son potentiel impact en termes de santé et d’environnement.

Un recours déposé avant le 25 février

L’Autorité de régulation des télécoms (Arcep) a lancé fin décembre la procédure d’attribution des fréquences radio comprises entre 3,4 GigaHertz et 3,8 GHz. Les conditions d’attribution sont précisées dans un arrêté publié au Journal officiel du 31 décembre. C’est cet arrêté que les associations Agir pour l’Environnement et Priartem-Electrosensibles de France veulent faire annuler.

Un recours sera déposé devant le Conseil d’Etat d’ici mi-février, avant le 25 février, date butoir pour les candidatures des opérateurs à la 5G. « Ce déploiement de la 5G n’a pas fait l’objet d’une évaluation environnementale », explique l’avocat des ONG. « Il contrevient à des réglementations protectrices de la santé et au principe de précaution. »

Le risque de « l’hyperconnectivité » et du besoin en électricité

« On inverse les choses : on prend la décision et on réfléchit après », dénonce Stephen Kerckhove, délégué général d’Agir pour l’Environnement. « On ne dispose quasiment d’aucun élément sur les évaluations sanitaires et environnementales. » Au-delà de ça, les deux associations mettent en avant d’autres impacts sociétaux de cette nouvelle technologie.

« La 5G, c’est l’hyperconnectivité de tout et de tous, c’est une bascule de la société », lance Sophie Pelletier, présidente de Priartem. « Et l’Homme dans tout ça ? » La pétition « Stop à la 5G », mise en ligne ce vendredi, met aussi en avant la hausse de la consommation énergétique attendue.

Celle-ci « serait multipliée par 2,5 à 3 dans les cinq ans à venir », soit une hausse de 2 % de la consommation électrique du pays, estimaient des spécialistes du think tank The ShiftProject début janvier dans une tribune dans Le Monde. A cela s’ajoute l’énergie nécessaire pour la fabrication des terminaux, serveurs et de tous les objets connectés qui utilisaient ensuite cette technologie.