CDiscount, AlloCiné et « Vanity Fair » accusés d’ignorer le refus des cookies
INTERNET•Une association accuse trois sites Internet français d'avoir « placé des cookies de traçage publicitaire après que les utilisateurs se sont clairement opposés à tout suivi »20 Minutes avec agences
CDiscount, Allociné et le magazine de mode Vanity Fair : ces trois sites français et leurs partenaires publicitaires sont visés par trois plaintes déposées auprès de la Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil). Noyb (« None Of Your Business »), une association autrichienne de protection de la vie privée, les accuse de ne pas avoir respecté le refus des internautes d’être tracés en ligne.
Selon les plaintes envoyées à la Cnil, les bandeaux d’information présents sur ces sites qui demandent à l’internaute d’accepter ou de refuser d’être suivi en ligne par des sociétés tierces, ne permettent pas réellement de bloquer le dépôt des cookies. Ces derniers sont des traceurs installés automatiquement lors de la visite d’un site Internet.
Un « faux consentement »
« Ces entreprises ont donc placé des cookies de traçage publicitaire après que les utilisateurs se sont clairement opposés à tout suivi », accuse ainsi noyb. Notamment, Facebook dans le cas de CDiscount, et deux sociétés publicitaires ont utilisé ce « faux consentement pour suivre l’activité en ligne des consommateurs », affirme l’ONG, qui a associé dans ses plaintes ces entreprises aux éditeurs de site.
« Personne dans ce système ne semble s’assurer que les consommateurs ont effectivement accepté de faire l’objet de ciblage publicitaire. Il est aberrant de constater que des sites Internet remplacent simplement un rejet de l’installation de cookies par un accord dans le simple but de vendre nos données », a déclaré Gaëtan Goldberg, avocat spécialisé dans la protection des données chez noyb.
Des corrections en cours
Interrogé par l’AFP, le groupe Webedia, qui possède Allociné, a admis que l’ajout récent d’un programme de « réconciliation d’audience et non publicitaire » avait conduit au « dépôt systématique » d’un cookie de son partenaire « sans interroger la chaîne de consentement ». Une correction est en cours, selon le groupe.
« Nous présentons nos excuses à nos clients pour ce dysfonctionnement qui est en cours de résolution », a écrit de son côté CDiscount. Condé Nast, pour Vanity Fair, a pour sa part indiqué avoir mobilisé ses équipes techniques pour enquêter davantage. Facebook, lui, n’était pas en mesure de commenter dans l’immédiat.



















