Instagram : L’application sera désormais interdite aux jeunes de moins de 13 ans
RÉSEAUX SOCIAUX•Il sera désormais obligatoire de donner sa date de naissance, qui restera invisible des autres utilisateurs de l’appli20 Minutes avec agences
Instagram ferme ses portes aux utilisateurs âgés de moins de 13 ans. Le réseau social va désormais demander aux personnes qui s’inscrivent d’indiquer leur âge, selon un communiqué publié ce mercredi. Cela aidera à « assurer la sécurité des jeunes utilisateurs et à faciliter une expérience plus appropriée en termes d’âge », explique Instagram. L’application s’aligne ainsi sur Facebook, Snapchat et TikTok, qui requièrent déjà la date d’anniversaire lors d’une nouvelle inscription.
Toujours la possibilité de mentir
Mais le communiqué n’indique pas ce qu’il en est pour les enfants de moins de 13 ans se trouvant déjà parmi les utilisateurs inscrits. Instagram n’évoque pas non plus de processus de vérification de l’âge ou de l’identité. Il reste donc a priori possible d’entrer une fausse date de naissance. La date de naissance n’apparaîtra pas sur le profil.
Si un utilisateur a lié ses comptes Facebook et Instagram, la date donnée au premier sera automatiquement communiquée à la plateforme. Instagram a prévu de se servir de cette donnée supplémentaire pour « personnaliser l’expérience », avec des programmes éducatifs sur la protection de la vie privée pour les jeunes. L’application va aussi renforcer la confidentialité des messages. Les utilisateurs pourront choisir qui peut les ajouter à des groupes d’échange.
Mieux protéger les jeunes
Les réseaux sociaux plébiscités par les jeunes se voient régulièrement reprocher leur manque de protection contre les prédateurs ou les risques psychologiques liés à la fréquentation de ces plateformes. Instagram a récemment durci sa réglementation pour lutter contre les contenus incitant au suicide ou à l’automutilation. L’application a interdit les photos, dessins et illustrations sur le sujet.
Cette mesure est intervenue après qu’un père a accusé Instagram d’avoir une responsabilité dans le suicide de sa fille de 14 ans. L’adolescente avait, selon lui, consulté beaucoup de contenus sur ce sujet. Depuis quelques mois, Instagram teste aussi les « likes » privés : le réseau masque le nombre de « likes » recueillis par les contenus afin de diminuer la pression sociale.



















