Facebook assure avoir supprimé 5,4 milliards de faux comptes depuis le début de l'année

TRANSPARENCE Le géant des réseaux sociaux avait supprimé « seulement » 2,1 milliards de faux comptes l’année dernière à la même période

20 Minutes avec AFP

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Dans cette photo photo prise en juillet 2019, le logo Facebook est visible sur un téléphone dans cette illustration photo à Washington, DC.
Dans cette photo photo prise en juillet 2019, le logo Facebook est visible sur un téléphone dans cette illustration photo à Washington, DC. — AFP

5,4 milliards. C’est le nombre de faux comptes d'utilisateurs que Facebook a affirmé, ce mercredi, avoir supprimé depuis le début de l’année (contre 2,1 milliards l'année dernière à la même période). Dans son rapport bi-annuel sur la transparence, le géant des réseaux sociaux explique avoir « amélioré ses capacités à détecter et bloquer » les créations de comptes « faux ou abusifs » au point d’empêcher des millions de tentatives tous les jours. Rien que de janvier à mars, Facebook assure avoir supprimé 2,2 milliards de comptes, un record.

Après des opérations de manipulation lors des élections américaines de 2016, principalement orchestrées depuis la Russie, Facebook et les autres plateformes sociales ont réagi avec un arsenal de mesures déployées graduellement depuis 2018 pour lutter contre les faux comptes et la désinformation, aussi bien dans les contenus partagés par les utilisateurs que dans les publicités.

Des efforts en matière de transparence

Le réseau dominant multiplie aussi les efforts, notamment en matière de transparence, pour rétablir la confiance avec ses utilisateurs, en particulier vis-à-vis des gouvernements qui cherchent à exercer plus de contrôle sur ses applications et ses données.

Ce rapport indique ainsi que les autorités américaines ont formulé plus de 50.000 requêtes pour obtenir des données d’utilisateurs de Facebook de janvier à juin 2019, un chiffre en augmentation de 23 % par rapport au semestre précédent. Dans la majorité des cas, il s’agit de requêtes légales, fondées sur des décisions de justice, mais il peut aussi s’agir d'« urgences ».

Au premier semestre, les demandes de gouvernement ont progressé de 16 % à plus de 128.000 en tout, avec l’Inde et le Royaume-Uni en deuxième et troisième positions, suivis par l’Allemagne et la France.