Etats-Unis: Facebook détecte des tentatives de manipulation avant les législatives

WEB Le réseau a suspendu 32 pages et comptes mais ne sait pas, pour l'instant, si ces attaques viennent de Russie...

20 Minutes avec AFP

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Illustration Facebook.
Illustration Facebook. — LODI Franck/SIPA

L’ingérence dans la démocratie américaine continue. Facebook a identifié de nouvelles tentatives de manipulation politique de sa plateforme à l’approche des élections législatives en novembre aux Etats-Unis, mais sans en identifier les auteurs, a annoncé le réseau social mardi, précisant avoir fermé comptes et pages concernés.

Tout en affirmant ne pas savoir qui est derrière cette action « coordonnée », le groupe indique toutefois qu'« une partie de ces activités est cohérente avec ce que (Facebook) avait vu de la part de (l’organisation liée à la Russie) Internet Research Agency » (IRA) au moment de l’élection présidentielle de 2016. Le premier réseau social au monde a également expliqué avoir trouvé « des liens » entre les comptes supprimés « et les comptes de l’IRA désactivés l’année dernière ».

32 pages et comptes fermés

Au total, ce sont 32 pages et comptes Facebook et Instagram qui ont été identifiés et supprimés. Le plus ancien avait été créé en mars 2017, le plus récent en mai 2018. Comme ce fut le cas pour les publications identifiées comme de la manipulation politique lors de l’élection présidentielle américaine de 2016, les comptes et pages supprimés abordaient des sujets polémiques, susceptibles de jeter de l’huile sur le feu dans la société américaine.

Lors d’une conférence téléphonique, les responsables du groupe ont également indiqué avoir informé les autorités policières américaines, ainsi que des parlementaires. Le réseau social avait déjà dit s’attendre à de nouvelles tentatives de manipulation via sa plateforme à l’approche des élections de mi-mandat aux Etats-Unis cet automne.

« Course à l’armement »

Le groupe a ajouté que les acteurs derrière ces tentatives de manipulation avaient couvert leurs traces de façon beaucoup plus sophistiquée que ce qui avait été observé en examinant les méthodes de l’IRA, cette « ferme à trolls » russe. « La sécurité est une course à l’armement », a commenté la numéro deux du groupe Sheryl Sandberg.

Les services américains de renseignements et des commissions d’enquête parlementaires ont affirmé à plusieurs reprises que le Kremlin se trouvait derrière les tentatives de manipulation de l’opinion publique via Facebook, ce que Moscou a toujours fermement nié. Facebook a été largement critiqué pour n’avoir pas su identifier ces manipulations et a depuis mis en place des outils pour les limiter et mieux les repérer.

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