«C'est la vie que je mène», le compte Instagram qui se moque des influenceurs

HUMOUR Le créateur du compte entend critiquer la superficialité et l’égocentrisme de certains utilisateurs du réseau social

H. B.

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«C'est la vie que je mène», le compte Instagram qui se moque des influenceurs.
«C'est la vie que je mène», le compte Instagram qui se moque des influenceurs. — Capture d'écran Instagram

Ouvert à la mi-juillet, il totalise déjà plus de 3.500 abonnés. Le compte Instagram @cestlaviequejemene ne ressemble à aucun autre. Ses publications sont en effet loin de refléter les clichés qu’on a l’habitude de voir sur Instagram.

Au lieu de poser tout sourire face caméra, le créateur du compte se met en scène face contre terre dans des positions toutes plus farfelues les unes que les autres, au milieu d’un magasin, sur la plage ou encore sur une piste d’athlétisme.

A côté de chaque publication, l’auteur poste également un petit commentaire humoristique. « Nettoyer le pont de mon nouveau yatch pour une petite virée en solitaire… c’est la vie que j’ai décidé de mener… », écrit-il en légende d’une photo où on le voit avachi sur le ponton d’un bateau ou encore « Défendre mes cages contre mon poto @zidane, sur le terrain que je lui ai fait construire… c’est la vie que j’ai décidé de mener… », est-il écrit à côté d’ un cliché dans lequel on le voit allongé face contre terre dans une cage de foot.

« Certaines personnes nous font croire que leur vie est géniale, belle, riche, parfaite »

« "C’est la vie que je mène" est l’histoire d’un mec vaniteux, égocentrique et autosuffisant qui s’exhibe sans cesse et se vante d’avoir une vie luxueuse et trépidante », explique Thomas, le créateur du compte au HuffPost. « C’est un peu l’archétype du mec fake qui se la raconte à mort sur les réseaux, alors que sa vie réelle est sûrement très banale. C’est pourquoi il n’a pas de nom, pas de face, pas de consistance », ajoute Thomas, qui entend ainsi critiquer la superficialité et l’égocentrisme de certains adeptes du réseau social.

« Certaines personnes nous font croire que leur vie est géniale, belle, riche, parfaite. On nous inonde de moments choisis, soi-disant naturels, alors que tout est construit autour de cette image désirée, mais fictive », ajoute Thomas, photographe de métier qui tient à préserver son anonymat.

Le succès du compte a inspiré d’autres utilisateurs qui n’hésitent pas à utiliser le hashtag #cestlaviequejemène pour se moquer à leur tour de la superficialité et du narcissisme des utilisateurs d’Instagram.