Test Samsung Galaxy A7 : A 300 euros, il veut jouer les gros bras avec quatre capteurs photo

SMARTPHONE En attendant le successeur du Galaxy S9, Samsung veut occuper le terrain des smartphones de moyenne gamme avec son Galaxy A7. Vendu 300 euros, il est équipé de quatre capteurs photo…

Christophe Séfrin

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Galaxy A7: Samsung aligne trois capteurs à l'arrière d'un smartpphone vendu 300 euros.
Galaxy A7: Samsung aligne trois capteurs à l'arrière d'un smartpphone vendu 300 euros. — CHRISTOPHE SEFRIN/20 MINUTES
  • Les constructeurs de smartphones s’écharpent sur le ring des terminaux vendus autour de 300 euros.
  • Samsung veut muscler sa gamme avec un Galaxy A7 lesté de quatre capteurs photos.
  • Son rapport performance prix est au rendez-vous, mais certains points mériteraient d’être améliorés.

Il faudra attendre fin février et le salon Mobile World Congress de Barcelone que Samsung dévoile le successeur du Galaxy S9. Pliable ou pas pliable, le S10 ? Les paris sont lancés. En attendant, c’est sur la photo que le constructeur capitalise avec un Galaxy A7 nanti de quatre capteurs : trois à l’arrière, un à l’avant.

Samsung n’est évidemment pas seul dans la course aux pixels. Huawei et son Mate 20 Pro s’était lui aussi lancé dans la multiplication des capteurs à l’automne 2018. Différence : là où le Mate 20 Pro reste un smartphone premium vendu près de 1.000 euros, le Galaxy A7 de Samsung ne coûte « que » 300 euros environ. Peut-il faire aussi bien pour beaucoup moins cher ?

Un grand écran AMOLED qui séduit

D’un design assez classique, le Galaxy A7 se distingue par son lecteur d’empreinte sur le côté. Un parti pris intéressant : le déverrouillage est simple et immédiat. L’appareil est assez léger en main (168 g).

Le lecteur d'empreinte digitale du Galaxy A7, placé sur le coté du terminal.
Le lecteur d'empreinte digitale du Galaxy A7, placé sur le coté du terminal. - CHRISTOPHE SEFRIN/20 MINUTES

 

En bleu, noir ou or, le terminal pétille et dégage un sentiment de jeunesse. Mais son écran AMOLED de 6’’ (15,24cm) au format 18,5 : 9 conserve des bordures noires comme appartenant à une autre époque. On aurait aimé des contours moins visibles. Reste une image Full HD + (2280 x 1080) qui dégage une sacrée vitalité. Ses contrastes sont parfaits, la luminosité est au rendez-vous et les couleurs sont d’une belle fidélité à la réalité. Manque un second haut-parleur : avec une telle diagonale d’écran, on est toujours frustrés de ne pas pouvoir profiter de ses vidéos en stéréo sans casque.

Basse lumière et ultra grand angle à perfectionner

Bien alignés sur le dos du A7, trois capteurs photo attendent que l’on appuie sur le déclencheur. Trois capteurs pour quoi faire ? Samsung joue la carte du désormais traditionnel duo consistant en un capteur principal (24 mégapixels avec optique ouvrant à f/1.7) et d’un capteur secondaire chargé de gérer la profondeur de champ en mode portrait (5 mégapixels avec optique ouvrant à f/2.4). En renfort, un troisième capteur de 8 mégapixels (f/2.4) pour des vues en ultra grand angle.

En 2016, LG avait inauguré la photo ultra grand-angle sur smartphone avec son G5, suivi d’un G6 très performant sur ce point. Sur le Galaxy A7 de Samsung, le troisième capteur correspond à un équivalent 18 mm en argentique (120°). De quoi prendre des photos de groupe ou des vues élargies pour des paysages.

Une classique photo en mode Normal...
Une classique photo en mode Normal... - CHRISTOPHE SEFRIN/20 MINUTES
... la même en ultra grand angle et des bords arrondis.
... la même en ultra grand angle et des bords arrondis. - CHRISTOPHE SEFRIN/20 MINUTES

 

En mode classique le A7 réalise des photos tout à fait correctes. Condition néanmoins : qu’il y ait suffisamment de lumière. A la nuit tombée, notre smartphone signe des vues souvent bruitées (avec des petits pixels apparents). Il n’arrive pas à la cheville des plus grands en basse luminosité, comme le Pixel 3 de Google, l’actuelle référence pour les photos de nuit. Le mode ultra-grand angle est intéressant, mais pêche par manque de traitement d’image suffisant : les photos perdent en finesse, certes, mais sont surtout victimes de bords arrondis. A utiliser avec parcimonie, donc.

Quant aux selfies, le A7 fait plutôt bien les choses. Le capteur de 24 mégapixels (f/2.0) permet de signer des images détaillées, sans trop d’effets de lissage. Et de s’amuser : les modes Focus Selfie (avec flou d’arrière-plan), Selfie (sans flou), Selfie Panorama (pour les selfies de groupe) et Selfie AR Emoji (pour faire l’idiot avec des stickers sur le museau) ont de quoi flatter tous les ego.

Les selfies du Galaxy A7 pour flatter son égo.
Les selfies du Galaxy A7 pour flatter son égo. - CHRISTOPHE SEFRIN/20 MINUTES

 

Peut mieux faire ? Sans doute, mais à 300 euros environ, le rapport performances prix du Galaxy A7 plaide en sa faveur, si l’on ne veut pas dépenser plus. D’autant qu’il est un point sur lequel le dernier rejeton sud-coréen remplit totalement sa mission : son autonomie. Intégrant une batterie de 3300 mAh, notre smartphone réussit à nous suivre durant une journée et demie environ sans être rechargé. Reste que le A7 s’avance en terrain miné : pour un tarif identique, le Honor 10 ou le Pocophone F1 de Xiaomi constituent des alternatives très musclées.