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La nudité d'une statue de Neptune sur une photo n'amuse pas Facebook

Facebook: Jugée indécente, une photo d'une statue de Neptune censurée

RESEAUX SOCIAUXFacebook a reconnu avoir commis une erreur en interdisant un cliché d’une statue dénudée, ravivant la polémique au sujet de sa politique de modération…
20 Minutes avec agence

20 Minutes avec agence

Mise en ligne sur Facebook ce dimanche, une photo d’une statue de Neptune nu prise à Bologne (Italie) a été censurée par les modérateurs du réseau social. Via un message automatique, ils ont prévenu l’utilisatrice que « le contenu de cette image [montrait] le corps de façon excessive, en se concentrant sur certaines parties du corps ».

Si la politique de Facebook concernant les images de nudité fait souvent polémique et a été récemment assouplie, les œuvres d’art montrant des sujets dénudés font pourtant partie des éléments autorisés.

Des méthodes de modération fréquemment remises en question

En effet, comme le rappelle Le Figaro, seules les photos de parties génitales, de fesses et de tétons de femmes – hors allaitement ou mastectomie – sont officiellement interdites. Alerté de cette dernière censure non-conforme au règlement par Mashable, Facebook a d’ailleurs reconnu une erreur et a assuré que le cliché serait à nouveau visible en ligne prochainement.

Reste que, après les censures très contestées de L’Origine du monde de Gustave Courbet ou de la célèbre photographie de la fillette brûlée au napalm, prise en pleine guerre du Vietnam, les méthodes de modération du réseau social sont fréquemment remises en question.

Volevo sponsorizzare la mia pagina ma a quanto pare per Facebook la foto del nostro Gigante è un contenuto...

Posted by Elisa Barbari on Friday, December 30, 2016

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« Contrôler des millions de contenus toutes les semaines est un véritable défi »

Si le processus habituel nécessite le signalement par un internaute d’un contenu potentiellement inacceptable, Facebook avait annoncé en 2016 que « davantage de photos problématiques sont désormais signalées par des robots plutôt que par des hommes ».

Reste que, quelle que soit la source de l’alerte, la décision finale revient toujours à un modérateur humain, parfois confronté à des situations délicates. « Même avec des standards de modération clairs, contrôler des millions de contenus toutes les semaines est un véritable défi. […] Ces décisions sont difficiles et nous ne prenons pas toujours les bonnes », avait ainsi admis Sheryl Sandberg, directrice des opérations de Facebook.