Apple Car Auto: comme un petit air bien connu avec des icônes simples et pratiques.
Apple Car Auto: comme un petit air bien connu avec des icônes simples et pratiques. — CHRISTOPHE SEFRIN/20 MINUTES

TECHNOLOGIE

Ça sent le sapin pour la voiture autonome d'Apple

Selon le «New York Times», l'entreprise a abandonné l'idée de construire son propre véhicule...

Selon le patron de Tesla, c’était l’un des secrets « les moins bien gardés » de la Silicon Valley. Apple travaillait secrètement sur une voiture autonome électrique dans le cadre de son Projet Titan. Mais d’après des informations du New York Times, l’entreprise a opéré « un reboot » de sa stratégie. Et ne compte désormais plus produire un véhicule maison.

Selon le quotidien américain, Apple a licencié « des dizaines d’employés » parmi les 1.000 qui travaillaient sur le projet. « Alors que le projet a grandi rapidement, il a rencontré de nombreux problèmes et les personnes travaillant dessus ont eu des difficultés à expliquer ce qu’Apple pouvait apporter à un véhicule autonome » par rapport à ses concurrents, écrit le Times. Selon qui Apple veut désormais se concentrer sur la technologie qui permet de rendre une voiture autonome en vue d’un éventuel partenariat.

Google en difficulté, Uber pied au plancher

Apple n’est pas le seul géant en difficulté sur ce front. Google, l’un des pionniers du secteur, peine pour l’instant dans la dernière ligne droite pour proposer une exploitation commerciale, avec plusieurs départs et un unique partenariat, pour l’instant, conclu avec Fiat-Chrysler.

En face, Tesla et Uber foncent à toute vitesse. Malgré un accident mortel impliquant son Model S, l’entreprise d’Elon Musk va déployer la version 8.0 de son mode de conduite assistée Autopilot, qui devrait cette fois mieux détecter des obstacles grâce à une mise à jour de sa vision radar.

De son côté, après avoir investi des centaines de millions de dollars dans des rachats, Uber va procéder cette semaine aux premiers tests grand public de ses taxis sans chauffeur (mais avec un ingénieur à bord qui peut reprendre le contrôle), avec des véhicules modifiés de Ford et de Volvo. Cette marche forcée n’est pas sans danger. Joan Claybrook, l’ancien directeur de l’agence américaine pour la sécurité routière, s’emporte dans le Washington Post, estimant que les usagers « jouent les cobayes ».