Swatch lève à son tour le voile sur ses projets de montres connectées

20 Minutes avec AFP

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Nick Hayek, patron de Swatch, à Corgémont, en Suisse, le 12 mars 2015. Lancer le diaporama
Nick Hayek, patron de Swatch, à Corgémont, en Suisse, le 12 mars 2015. — FABRICE COFFRINI / AFP

Le patron du groupe Swatch, Nick Hayek, a dévoilé jeudi en Suisse sur ses projets de montres connectées, avec pour ambition de proposer des produits horlogers innovants plutôt que des répliques de téléphones miniaturisés.

Après s'être longtemps montré très réservé sur les montres intelligentes, Nick Hayek s'est à son tour lancé sur ce segment, notamment avec un modèle conçu pour les amateurs de Beach Volley, la Touch Zero One, présentée fin février lors d'un événement sportif. «Nous voulons ajouter des fonctions qui sont utiles dans une belle montre», a déclaré le patron de Swatch Group, qui arborait fièrement ce nouveau modèle à son poignet, lors d'une conférence annuelle de bilan pour le premier groupe horloger mondial.

Les nouvelles Swatch Touch Zero One, présentées en Suisse, le 12 mars 2015. - FABRICE COFFRINI / AFP

Un modèle pour les Jeux Olympiques de Rio en 2016

La montre, qui sera vendue 135 francs suisses (126 euros), intégrera des fonctions de compteurs de pas, un suivi de la consommation de calories, disposera d'une grande autonomie et sera étanche. Elle sera lancée pour l'été, puis sera suivie d'autres modèles, dont un pour les Jeux Olympiques de Rio en 2016.

Nick Hayek, qui a d'autres projets sur ce front, entend s'appuyer sur les ressources du groupe pour intégrer diverses fonctionnalités aux Swatch, la marque de montres en plastique multicolore emblématique du groupe.

Bientôt équipés de la technologie NFC

Il prévoit de lancer dans les prochains mois des modèles équipés de la technologie de communication en champ proche, dite NFC (Near Field Communication), qui permettront entre autres de réaliser des paiements sans contact.

Le développement d'applications permet également d'envisager d'autres fonctions comme de retirer virtuellement des billets de cinéma commandés par Internet, ou d'ajouter des points sur une carte de fidélité auprès de son livreur habituel de pizzas. La technologie pourrait également être déclinée sur les griffes de prestige, telles qu'Omega, marque de la première montre portée sur la lune et la montre de James Bond, a-t-il déclaré.

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Pas des gadgets électroniques

«Nous ne sommes pas en train de créer un téléphone portable pour le poignet», a-t-il cependant ajouté, insistant sur le fait qu'il entendait intégrer de la technologie dans les montres, et non proposer des gadgets électroniques. «Nous sommes une société horlogère, pas de produits électroniques», a-t-il martelé.

Interrogé sur la concurrence des montres du géant technologique Apple, dont les premiers modèles sont attendus en boutiques fin avril, Nick Hayek a estimé que celles-ci constituaient une opportunité «fantastique» pour le groupe. «Les gens ne portent plus de montres aux États-Unis», a-t-il pointé. «C'est en train d'ouvrir le marché. Laissons les faire ce travail. Je les en félicite», a-t-il ajouté.

Swatch Group tenait sa conférence annuelle à Corgémont, près de Bienne (centre de la Suisse), dans les locaux de Swiss Timing, sa filiale dédiée au chronométrage des événements sportifs.