Canada: Les données d'un objet connecté utilisées durant un procès

Justice Pour la première fois, les données récoltées par un bracelet connecté, type Fitbit, sont exploitées dans une affaire judiciaire au Canada...

20 Minutes avec agence

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Selon l'IFOP, les français sont 5,61 millions à être équipés d'objets connectés permettant de suivre leur santé, comme ici avec le capteur Fitbit Flex.
Selon l'IFOP, les français sont 5,61 millions à être équipés d'objets connectés permettant de suivre leur santé, comme ici avec le capteur Fitbit Flex. — FITBIT

Il y a quatre ans, une coach sportif de Calgary (Canada) est victime d'un accident de voiture. D'emblée, ses capacités physiques, assure-t-elle, diminuent fortement. Très sportive, la jeune femme se limite aujourd'hui à la marche à pied... et réclame des dommages et intérêts. 

Renvoyant à son cabinet l'expert médical qui évalue «normalement et subjectivement» les conséquences de l'accident lors d'un procès, les avocats de la jeune canadienne souhaitent, à l'aube du jugement et selon le magazine Forbes, apporter des preuves objectives en utilisant les données issues du Fitbit de la jeune femme accidentée.

Vers une jurisprudence ?

Pour preuves,les avocats ont partagé les données sur une plateforme d'analyses afin de produire un rapport censé positionner le comportement quotidien de la jeune femme vis-à-vis de celui du reste de la population. Et démontrer une activité anormalement faible, rapporte Forbes.

C'est la première fois que les données récoltées par un bracelet connecté sont exploitées par des avocats, voire si elles sont acceptées, par un tribunal. Si la requête des avocats aboutit, elle pourrait faire jurisprudence au Canada. Et ouvrir la voie à l'exploitation des données connectées par la justice, et surtout par les assureurs qui cherchent à calculer «le plus objectivement possible» les compensations pour leurs clients.