Les bracelets connectés d’Epson mesurent la fréquence cardiaque

HIGH-TECH Imprimantes, vidéoprojecteurs et… bracelets connectés. La marque japonaise veut, elle aussi, une part du gâteau du «quantified self»…  

De notre envoyé spécial à Berlin, Christophe Séfrin

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Le Pulsense d'Epson base ses mesure sur l'activité cardiaque de son utilisateur.
Le Pulsense d'Epson base ses mesure sur l'activité cardiaque de son utilisateur. — EPSON

Ne demandez pas à Epson s’il est normal qu’un fabricant d’imprimantes lance des bracelets connectés. Le constructeur japonais vous rappellera que sa maison mère Seiko chronométrait déjà les Jeux olympiques en 1964. Ainsi légitimé dans le domaine du sport, la marque veut aussi l’être dans une discipline très à la mode: le «quantified self», ou l’auto-évaluation.

La fréquence cardiaque en plus

Ainsi, Epson lance ces jours-ci deux bracelets connectés, les Pulsense PS-100 et PS-500 (respectivement vendus 150 et 200 euros environ), le second modèle se distinguant par la présence d’un écran. Bien évidemment, les Pulsense sont étanches et font tout ce que font les autres bracelets connectés. Mais ils ont la prétention de le faire mieux. Leur truc en plus? Un capteur de fréquence cardiaque. Jusqu’alors, seul le bracelet Gear Fit de Samsung intégrait cette fonctionnalité. Ici, celle-ci permet selon Epson d’évaluer beaucoup plus finement les efforts (et non efforts!) réalisés par l’utilisateur des bracelets.

Mesurant l’activité cardiaque en temps réel à l’aide d’un capteur optique situé sous le bracelet, les Pulsense quantifient par exemple la qualité de notre sommeil (plus le rythme cardiaque est bas, plus il est profond). Ils sont donc à même de nous réveiller de manière intelligente, dans une phase de sommeil léger et en vibrant, lors d’une plage horaire que l’on aura déterminée et enregistrée dans l’application iOS et Android. Autre atout du capteur cardiofréquencemètre: la mesure en minutes de notre état: excité ou décontracté, ainsi que celle des calories brûlées de façon active ou inactive.

Déjà un concurrent

Reste à comparer les résultats obtenus avec ceux d’autres bracelets connectés qui n’utilisent que leurs accéléromètres pour leurs meusures, afin de juger de la pertinence du nouveau joujou techno d’Epson. Manque de chance pour le constructeur, Adidas vient d’annoncer, comme l'avait Nike il y a un an, le lancement de son bracelet sportif. Que ce soit un bracelet connecté supplémentaire dans une offre pléthorique n’est pas grave en soi. Le plus embêtant, c’est qu’à 200 euros, le Fit Smart d'Adidas intègre lui aussi un capteur de fréquence cardiaque…