Lada à l'arrêt

Auto Non, ceci n'est pas la énième blague sur la fiabilité des voitures russes. C'est de toute une usine que l'on parle, et c'est aussi une mauvaise nouvelle pour un constructeur européen.

Stéphane Lémeret
— 
Lada Niva Legend
Lancer le diaporama
Lada Niva Legend — DR

Nous voudrions être le petit oasis qui ne vous parle pas de guerre, mais hélas, ses conséquences sont partout. On apprend ainsi qu'après avoir annoncé un très sérieux ralentissement de la cadence de l'usine Lada, elle est désormais complètement à l'arrêt, et ce pour une durée indéterminée. Initialement, le problème était la fourniture des faisceaux électriques qui équipent les voitures, faisceaux que Lada achète habituellement, comme beaucoup d'autres marques d'ailleurs, à une entreprise… ukrainienne.

Lada Vesta SW Cross
Lada Vesta SW Cross - DR

Mais cette fois, ce sont les sanctions internationales à l'égard de la Russie qui expliquent l'arrêt de la production Lada. En effet, tous les fournisseurs et sous-traitants se trouvent dans l'impossibilité de se fournir en matière première, pour construire les différents éléments de la voiture. Et outre pour les clients qui attendent leur voiture, ceci est une très mauvaise nouvelle pour une marque française.

La QG de Lada à Togliatti, Russie
La QG de Lada à Togliatti, Russie - DR

En l'occurrence : Renault. La marque figure parmi les très nombreuses entreprises qui ont décidé d'interrompre toute activité sur le sol russe. Mais vous savez peut-être que Renault possède aussi plus de 60% d'AvtoVaz, la maison mère de Lada. Au total, Renault, Dacia et Lada représentent un bon tiers du marché automobile russe. Voilà qui risque de peser lourd dans le bilan comptable du constructeur français…