Quels pays européens taxent le plus les automobilistes ?

IMPÔTS La France se situe à la huitième place de ce classement montrant que la Belgique est le pays européen où les conducteurs sont les plus taxés, devant l'Autriche et la Finlande

20 Minutes avec agence
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Illustration: Des véhicules neufs sur un parking d'usine automobile, dans la région de Kaluga, en Russie, le 24 septembre 2019.
Illustration: Des véhicules neufs sur un parking d'usine automobile, dans la région de Kaluga, en Russie, le 24 septembre 2019. — Sergei Bobylev/TASS/Sipa USA/SIPA

La Belgique est le pays européen qui taxe le plus les propriétaires automobiles, avec une recette fiscale annuelle de 3.187 euros par véhicule à moteur. Elle devance l’Autriche et la Finlande, avec des montants atteignant respectivement 2.678 et 2.523 euros. La France, avec ses 1.911 euros, occupe le huitième rang du classement rendu public ce jeudi par l’ Association des constructeurs européens d’automobiles (ACEA).

Elle arrive derrière l’Irlande, le Danemark, les Pays-Bas et l’Allemagne. Les possesseurs français de véhicules sont cependant plus taxés que ceux d’Italie, de Suède ou encore du Portugal. Le rapport relayé par Capital montre que les pays de l’Union européenne imposent leurs automobilistes à hauteur de 400 milliards d’euros. Ce total, supérieur de 3 % à celui de l’année précédente, est l’équivalent de près de deux fois et demi le budget global de l’UE.

« D’immenses revenus pour les gouvernements »

Les chiffres compilés par l’ACEA prennent notamment en compte la TVA relative aux achats et opérations d’entretien et de réparation, les taxes d’immatriculation, les impôts annuels sur la propriété d’un véhicule et les taxes perçues sur les carburants, les lubrifiants et l’utilisation de certaines routes. Les données ne concernent par ailleurs que les 13 « marchés clés en Europe », précise l’association.

Eric-Mark Huitema, directeur général de l’ACEA, a évoqué « d’immenses revenus pour les gouvernements » concernés. Le responsable a estimé que ces sommes « devraient contribuer au financement des infrastructures de rechargement et de ravitaillement en carburant dont le besoin est désormais urgent pour alimenter le marché des véhicules fonctionnant aux énergies alternatives, qui se développe rapidement ».

Le dirigeant a enjoint les Etats de l’Union européenne à « poursuivre les investissements » dans ces équipements, qu’il juge nécessaires au maintien de l’essor des véhicules électriques et hybrides. Ces derniers représentaient 14 % de l’ensemble des automobiles vendues en Europe au cours du premier trimestre 2021.