Coupe du monde 2023: «J’étais obligé de m’engager», assure Frédéric Michalak

RUGBY Le demi d’ouverture international de Lyon Frédéric Michalak est l'un des ambassadeurs de la candidature de la France à la Coupe du monde 2023…

Propos recueillis par Nicolas Stival

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Frédéric Michalak est venu défendre la candidature de la France à l'organisation de la Coupe du monde de rugby 2023, le 11 octobre 2017 à Toulouse.

Frédéric Michalak est venu défendre la candidature de la France à l'organisation de la Coupe du monde de rugby 2023, le 11 octobre 2017 à Toulouse. — N. Stival / 20 Minutes

  • Frédéric Michalak est revenu spécialement à Toulouse pour défendre le dossier de France 2023.
  • Plutôt confiant avant l’annonce du choix du pays organisateur, le 15 novembre, l’ouvreur du LOU a refusé de s’exprimer sur les affaires qui touchent la FFR.

Le comité d’organisation de France 2023 est actuellement en tournée dans les villes hôtes qui accueilleront la Coupe du monde de rugby, si la candidature tricolore est choisie le 15 novembre au détriment des dossiers irlandais et sud-africain.

Mercredi, l’escale était toulousaine, avec notamment un après-midi d’animations qui a rassemblé 350 enfants et les filles du pôle Espoirs de Jolimont sous l’égide de Frédéric Michalak, revenu pour l’occasion dans sa ville natale. L’ouvreur aux 77 sélections en Bleu, qui fêtera lundi ses 35 ans, évolue actuellement à Lyon, leader du Top 14, et décidera « en décembre » s’il arrête ou pas sa riche carrière au terme de la saison.

Joueur au LOU, patron du club de Blagnac (Fédérale 1), ambassadeur de France 2023… Votre agenda est chargé…

Je suis joueur de rugby pendant un gros pourcentage de mon temps. J’essaie aussi de participer aux opérations pour France 2023. Et mardi, je suis passé à Blagnac pour faire un petit point.

Pourquoi êtes-vous devenu ambassadeur de la candidature française ?

La Coupe du monde, c’est la plus grande compétition qui existe. La France a la possibilité d’accueillir les plus belles nations du rugby. J’étais obligé de m’engager.

Vous étiez présent à Londres le 25 septembre pour le grand oral…

Oui. Il y a trois candidats avec un très bon dossier. Un audit réalisé par une société extérieure à World Rugby, mais mandatée par l’organisation, va être envoyé à toutes les fédérations pour les aider dans leur choix. Cela va consolider notre dossier.

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Quels sont les atouts de la France ?

Déjà, on parle beaucoup des infrastructures. Ensuite, le côté financier, important pour développer le rugby dans le monde. Enfin, le rugby est très implanté sur nos terres, dans la région toulousaine par exemple où il y a plus de 40.000 licenciés (50.600 selon la FFR), dans les petits villages et dans les grandes villes. Nous avons envie de voir cette compétition dans nos territoires.

L’obtention de la Coupe du monde peut-elle aider à endiguer la baisse du nombre de licenciés ?

Je pense que cette baisse est davantage due aux problèmes extra-sportifs et de santé des joueurs. Si l’on obtient l’organisation de la Coupe du monde, cela peut faire augmenter le nombre de licenciés, mais il ne faut pas miser que sur cela.

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Est-ce que les affaires qui touchent actuellement Bernard Laporte peuvent constituer un handicap ?

Je n’ai pas de commentaire à faire sur ce sujet. Il faut laisser se dérouler l’enquête.